NOUVELLES
06/09/2016 02:19 EDT | Actualisé 07/09/2017 01:12 EDT

Écrasement d'hélicoptère : l'appareil est retiré de l'eau

L'hélicoptère qui s'est abîmé dans la rivière dimanche a été retiré de l'eau par une excavatrice et les inspecteurs sont sur place pour examiner sa carcasse.

Un texte de Margaud Castadère

et Luc Lapointe

L'hélicoptère se trouvait dans une partie peu profonde de la rivière. 

Cela va faciliter la tâche des enquêteurs du BST. Il y a aussi une chaloupe à moteur qui a été mise à contribution. La responsabilité de retirer l'appareil de l'eau revenait à la compagnie d'assurance.

« L'excavatrice a soulevé l'appareil pour ne pas qu'il traîne au fond pour éviter de causer des dommages additionnels à l'environnement », explique Pierre Gareau, l'expert en sinistre qui coordonne les opérations pour l'assureur.

L'excavatrice a ensuite posé l'hélicoptère sur un camion afin de le sécuriser. Les enquêteurs vont maintenant examiner l'appareil.

Le témoignage du survivant 

Michel Laplante est toujours hospitalisé à l'unité des soins intensifs de l'hôpital régional de Campbellton. Il pourrait sortir d'hôpital d'ici mercredi pour ensuite rentrer chez lui, dans la région de Québec. Des membres de sa famille sont sur place, dont sa conjointe. 

Dans une entrevue au Journal de Québec mardi, il parle de sa douleur. Il explique aussi qu'il ne comprend pas la raison pour laquelle il est toujours en vie et qu'une telle tragédie a coûté vie à ses deux amis.

Michel Laplante a peu de souvenirs de son sauvetage. Il ajoute que s'il n'est pas blessé sérieusement, les vraies cicatrices, elles, ne paraissent pas.

« Je ne peux pas être triste d'être en vie parce que j'ai une famille. Mais la guérison sera difficile parce que j'ai perdu des gens que j'aimais. »

L'enquête  qui a coûté la vie, dimanche, à Roberto « Bob » Bissonnette et au pilote de l'appareil, Frédérick Décoste bénéficiera du témoignage de Michel Laplante, estime un expert.

« Le fait qu'il y ait un survivant va accélérer l'enquête du Bureau de la sécurité des transports (BST) », a déclaré Charles Éric Lamarche, consultant en opérations aériennes, en entrevue au Téléjournal Acadie de Radio-Canada.

« Dépendamment de ce dont se souvient le survivant, on pourra déterminer très rapidement pourquoi l'hélicoptère volait à cette altitude-là », a-t-il affirmé.

L'altitude en question

Selon l'expert, les enquêteurs devront déterminer pourquoi l'appareil volait à si basse altitude. L'hélicoptère a touché des fils électriques avant de heurter une falaise et de tomber dans la rivière Restigouche.

« Est-ce que c'était un problème mécanique qui a fait que le pilote a dû amorcer une manœuvre de descente? Est-ce qu'il allait amorcer un atterrissage dans le secteur? Ou est-ce que, comme c'était une belle journée, ils n'étaient pas tentés de descendre à plus basse altitude? », dit Charles Éric Lamarche.

Voler à basse altitude nécessite une planification, selon l'expert.

Concernant l'appareil, un hélicoptère Bell 206, Charles Éric Lamarche affirme qu'il s'agit d'un engin « de moins en moins utilisé ». « Ce n'est pas un appareil reconnu pour être très puissant, mais c'est un excellent moyen de transport », reconnaît-il.