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06/09/2016 06:16 EDT | Actualisé 07/09/2017 01:12 EDT

David Eng portera le drapeau de la délégation canadienne

David Eng a découvert le basketball en fauteuil roulant avant même de développer un handicap. Il est maintenant capitaine de l'équipe canadienne et a été choisi pour porter le drapeau de la délégation à la cérémonie d'ouverture qui donnera le coup d'envoi aux Jeux paralympiques de Rio, mercredi soir, au célèbre stade Maracana.

Un texte d'Alexandra Piché

Quand il était jeune, Eng suivait très attentivement la carrière de son idole, son oncle Gérald Brûlé, ancien membre de l'équipe nationale. Il allait souvent le voir jouer quand il faisait partie des Gladiateurs de Laval et de l'équipe du Québec.

« J'adorais aller voir ses matchs. Je jouais souvent avec son fauteuil roulant. C'était impressionnant pour moi », se souvient-il.

Un jour, son oncle lui a offert d'essayer ce sport qui le fascinait tant.

Son intérêt pour le basketball en fauteuil n'a cessé de grandir à partir de ce moment. Il s'est à son tour joint aux Gladiateurs de Laval, puis a été recruté par l'équipe du Québec et l'équipe nationale. Au Canada, il n'était pas obligatoire d'avoir un handicap pour pratiquer le basketball en fauteuil, mais le règlement était différent à l'international.

À l'adolescence, le Montréalais a souffert d'un défaut de croissance. Une de ses jambes a grandi plus que l'autre. Son état a été reconnu comme un handicap suffisant pour qu'il puisse poursuivre sa carrière à l'international.

Mener par l'exemple

David Eng ne doit pas seulement la découverte de son sport à son oncle. Il lui doit aussi son rôle de meneur.

Il admire beaucoup l'attitude positive de son oncle et essaie constamment de lui ressembler. « Il était tellement positif et encourageant avec tout le monde. C'est une inspiration pour moi. C'est vraiment le contraire de ma personnalité. Je suis beaucoup plus sérieux et j'ai tendance à critiquer plus que j'encourage. J'essaie d'adopter une attitude comme la sienne et c'est grâce à cela que je suis un gars d'équipe. »

À Rio, il aura un rôle de mentor auprès de ses coéquipiers. Championne des Jeux de Londres, la formation canadienne tentera d'y défendre son titre. « Je vais leur dire de vivre l'expérience pleinement. Ils auront des papillons dans le ventre, mais il ne faut pas paniquer à cause de ces papillons-là. Il ne faut pas qu'ils pensent au résultat et qu'ils vivent le moment pleinement parce que ça passe tellement vite. »