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02/09/2016 01:18 EDT | Actualisé 02/09/2016 01:19 EDT

Un vélo fantôme à la mémoire de Justine Charland Saint-Amour

Charles Contant/Radio-Canada

Un vélo blanc a été installé ce matin dans le quartier Rosemont pour honorer la mémoire d'une cycliste de 24 ans qui est morte dans une collision avec un camion le 22 août dernier. Cyclistes, parents et amis de Justine Charland-Saint-Amour se sont recueillis en assistant à la cérémonie du vélo fantôme.

Peint en blanc, le vélo de Justine a été accroché à un poteau à l'angle du boulevard Rosemont et de la rue d'Iberville, précisément là où la jeune femme a perdu la vie. Elle venait de terminer des études en ergothérapie à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal.

Un vélo fantôme est un vélo peint en blanc installé à l'endroit où un cycliste a perdu la vie. Il s'agit à la fois de rendre hommage au défunt et de signaler, par ce symbole, l'importance pour les automobilistes de partager la route avec les cyclistes.

Un vélo politique

« C'est important de se souvenir de ça, il y a un être humain qui est mort ici », explique la coorganisatrice des cérémonies de vélos fantômes, Gabrielle Anctil. « Mais il y a aussi un message politique à l'activité, à l'action. Un vélo blanc c'est un symbole qu'on voit tous les jours. Les automobilistes le voient, peut-être que ça les aide à se souvenir de laisser de l'espace aux cyclistes sur la route », espère-t-elle.

Mme Anctil espère aussi que les vélos blancs susciteront la réflexion au sein de la classe politique. « La multiplication des vélos fantômes c'est un peu dire : ''Qu'attendez-vous pour agir? Il y a des gens qui meurent'' ».

Une photo de la cycliste Justine Charland St-Amour est accrochée à son vélo fantôme. PHOTO : CHARLES CONTANT

Mme Anctil déplore que des policiers jugent inapplicablela loi forçant les automobilistes à conserver au moins 1,5 m de distance entre leur véhicule et les vélos. « La loi vient d'être mise en place, effectivement il y a une période d'ajustement, mais il y a sûrement des moyens de mesurer », avance-t-elle.

En entrevue à RDI Matin, le ministre des Transports du Québec, Laurent Lessard, a abondé en ce sens. Il a indiqué que les changements de comportement prennent du temps, mais il soutient que les policiers doivent faire appliquer les lois. M. Lessard a indiqué travailler de concert avec les maires dans ce dossier afin de rendre les routes de la province plus sécuritaires.

L'organisatrice des cérémonies souligne qu'il y a six vélos fantômes installés à Montréal. Il y en a notamment un sous le viaduc de la rue Saint-Denis et un autre à l'intersection St-Viateur et de l'Avenue du Parc. « Il y a beaucoup de collision [à cet endroit], il y a des piétons qui meurent chaque année », poursuit-elle.

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