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Véhicule de fonction du PDG de la SAQ : La CAQ y voit un cadeau déguisé à Alain Brunet

QUÉBEC – Les dépenses onéreuses pour le véhicule de fonction du PDG de la SAQ ne sont ni plus ni moins qu’un cadeau fait à Alain Brunet, estime la CAQ.

Son leader parlementaire, François Bonnardel, ne croit pas une seule seconde que le PDG peut louer une voiture d’une valeur de 50 000$ à un tarif mensuel de 2 485$.

«À 1 300$ par mois, présentement chez GM, je me promène avec un Cadillac Escalade qui vaut 82 000$ ou même avec une Corvette», dit François Bonnardel. Le député caquiste souligne que le Cadillac Escalade est le véhicule utilisé pour transporter les grands dignitaires, dont le président américain.

«J’ai beaucoup de respect pour le travail de monsieur Brunet, je le connais, ajoute-t-il. Sauf que c’est une façon détournée d’augmenter son salaire et de lui donner un avantage indu que d’autres personnes n’ont pas.»

François Bonnardel croit plutôt qu’on a gonflé le prix de la location de la voiture. «Le 2 485$, ce que ça me dit, c’est qu’on a monté le montant extrêmement haut pour être capable de donner un résiduel en bas de la valeur marchande, dit-il. Ce que ça veut dire, c’est qu’au bout de la location, monsieur Burnet se permet de racheter un véhicule parce que l’État a payé beaucoup plus cher que ce que ça devrait être.»

Jeudi, Le Huffington Post Québec rapportait que le PDG de la SAQ a déclaré des frais de 57 738$ en 2015 pour son véhicule de fonction. De ce montant, 29 820$ est allé directement à la location annuelle de la voiture, et un autre 20 988$ à un chauffeur à temps partiel.

Ces frais pour le véhicule de fonction surpassent ceux du PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec (30 010$) et ceux du PDG d’Hydro-Québec (18 556$).

La SAQ a refusé de dévoiler la marque de la voiture utilisée par son dirigeant, mais assure qu’il s’agit d’un véhicule d’une valeur d’environ 50 000$.

«On essaie de nous tromper quand le porte-parole nous dit que c’est un véhicule de 50 000$, estime François Bonnardel. Si c’est le cas, c’est encore plus grave : ça veut dire qu’on lui octroie un maximum pour le montant et il va se ramasser avec un véhicule que l’État va lui avoir payé à la fin, s’il décide de le racheter.»

Pour le député caquiste, ces révélations démontrent qu’un resserrement des règles de dépenses est nécessaire. «Ça confirme que ça reste toujours un bar ouvert du côté des dépenses qu’on accorde aux grands mandarins des sociétés d’État», dit-il.

Le cabinet du ministre des Finances, Carlos Leitao, n’a pas souhaité commenter jeudi.

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