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01/09/2016 01:57 EDT | Actualisé 02/09/2017 01:12 EDT

Japon: nouvelle série de séismes dans le sud-ouest

Plusieurs séismes de magnitude variable ont touché depuis mercredi la région de Kumamoto dans le sud-ouest du Japon, déjà fortement secouée au printemps, selon les informations délivrées par l'Agence de météorologie nationale.

Aucun dommage important n'a été rapporté dans l'immédiat et il n'y a pas de risque de tsunami, ont indiqué les autorités et les médias.

Onze tremblements de terre ont été enregistrés dans cette région de l'île de Kyushu entre mercredi à 10H03 (01H03 GMT) et jeudi à 11H49 (02H49 GMT). Le plus fort, survenu mercredi en début de soirée, avait une magnitude de 4,9 selon l'Agence météo, mais, étant d'une profondeur peu importante (10 km), il a été fortement ressenti à la surface.

Par précaution, l'entreprise Renesas a décidé de stopper ses lignes de production de semi-conducteurs de la région. "Les installations sont en cours d'examen", a indiqué Renesas dans un bref communiqué.

Le fleuron de l'électronique Sony a lui aussi annoncé l'arrêt de son usine de capteurs d'images de Kumamoto. Aucun dégât n'a été constaté mais le groupe souhaite "procéder à des vérifications" et espère redémarrer la production samedi.

Ces usines et celles d'autres groupes avaient souffert de la précédente série de tremblements de terre dans la même région en avril.

Deux importants séismes et plus de 1.500 secousses secondaires avaient alors été recensés, obligeant des dizaines de milliers de personnes à quitter temporairement leur domicile.

Les secousses avaient fait une cinquantaine de morts auxquels se sont ajoutés une douzaine de décès liés à la dégradation des conditions de vie des personnes évacuées.

Ces mouvements telluriques sont causés par des failles actives connues dans la région, selon les sismologues.

Le Japon, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, subit chaque année plus de 20% des séismes les plus forts enregistrés sur Terre.

Les Japonais sont encore plus sensibles aux risques depuis le tsunami de mars 2011 qui a tué quelque 18.500 personnes et entraîné l'accident nucléaire de Fukushima.

Jeudi avaient justement lieu, comme chaque année le 1er septembre, des exercices dans le cadre de la "journée de prévention des désastres", instituée en référence au 1er septembre 1923 où s'était produite "la grande catastrophe du Kanto", un violent tremblement de terre qui a détruit une partie de Tokyo et de sa banlieue.

Participant à cet entraînement à l'instar d'un million de personnes à travers le pays, le Premier ministre Shinzo Abe est apparu jeudi matin sur les écrans de télévision, lisant un discours à la nation sur la base d'un scénario de terrible séisme de magnitude 9,1 le long de la côte sud de l'archipel (Nankai).

Un tel événement, possible à tout moment, pourrait emporter quelque 320.000 vies, selon les simulations des autorités.

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