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31/08/2016 06:25 EDT | Actualisé 01/09/2017 01:12 EDT

Venezuela: le camp gouvernemental manifeste à la veille de la grande marche de l'opposition

Le camp gouvernemental au Venezuela s'apprêtait à manifester mercredi "pour défendre la révolution" et mobiliser ses partisans à la veille de la grande marche nationale de l'opposition qui exige un référendum pour destituer Nicolas Maduro.

Les chavistes, du nom de l'ex-président Hugo Chavez, au pouvoir de 1999 à 2013, étaient déjà descendus dans la rue mardi. Ils ont aussi appelé à une vaste contre-mobilisation jeudi, baptisée "la prise du Venezuela".

Signe de la tension palpable au Venezuela, des militaires et des policiers ont commencé à se positionner mercredi aux points stratégiques du pays à quelques heures de la grande marche de l'opposition, dénommée "la prise de Caracas".

Accusant l'opposition de planifier un "coup d'Etat", le chef de l'Etat a menacé d'emprisonner les dirigeants de l'opposition en cas de violences jeudi. "Qu'ils pleurent ou qu'ils crient, ils iront en prison !", a-t-il lancé mardi devant une foule réunie sur la Place Caracas.

"Tout le Venezuela est en train de se mobiliser en faveur du droit de vote (...) passant outre la stratégie de la peur, le chantage, l'intimidation, pour réussir la mobilisation la plus importante de notre histoire récente", a rétorqué Jesus Torrealba, porte-parole des antichavistes, réunis sous la coalition de la Table de l'unité démocratique (MUD, centre droit).

Ces derniers jours, les autorités ont arrêté deux dirigeants de l'opposition : Yon Goicoechea, accusé de transporter des explosifs pour la manifestation, et Carlos Melo.

L'ancien maire de Caracas et antichaviste Daniel Ceballos, assigné à résidence depuis un an, a été renvoyé en prison pour avoir planifié sa fuite et préparé des actes violents jeudi, selon le gouvernement.

La MUD a dénoncé une "persécution politique".

La tension politique est grande au Venezuela, l'opposition exigeant depuis des mois la tenue d'un référendum révocatoire contre l'impopulaire président Nicolas Maduro.

Le Venezuela fait face en outre à une récession économique générée par l'effondrement des prix du pétrole, pourvoyeur de 96% des devises du pays. Faute de dollars pour les importations, la pénurie touche plus de 80% des produits de base.

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