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31/08/2016 09:10 EDT | Actualisé 01/09/2017 01:12 EDT

Seize morts dans un raid de la coalition arabe au Yémen (rebelles)

Seize Yéménites dont des femmes et des enfants ont péri mercredi dans un raid aérien de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite contre une maison dans une zone tenue par les insurgés au Yémen, pays ravagé par la guerre, selon un média rebelle.

La maison dans le village d'al-Sahn, dans la province septentrionale de Saada, a été touchée avant l'aube, ont indiqué des habitants. Les victimes sont "en majorité des femmes et des enfants de trois familles", a précisé le site sabanews.net des rebelles chiites yéménites Houthis.

Aucune réaction n'a pu être obtenue dans l'immédiat de la coalition arabe alliée du pouvoir yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi et il n'était pas possible de confirmer ce bilan de source indépendante.

La province de Saada et les régions environnantes sont depuis des années sous contrôle des Houthis qui se sont alliés dans ce conflit aux partisans du président déchu Ali Abdallah Saleh et sont accusés de liens avec l'Iran.

En mars 2015, l'Arabie saoudite sunnite, grande rivale de l'Iran chiite, a pris la tête d'une coalition de plusieurs pays arabes pour enrayer l'avancée des Houthis qui contrôlent toujours la capitale Sanaa.

Le conflit qui a généré une grave crise humanitaire a fait depuis plus de 6.600 morts et déplacé au moins trois millions de Yéménites. Le gouvernement de M. Hadi s'est exilé en Arabie saoudite.

Après l'échec des pourparlers de paix interyéménites, la coalition arabe a repris le 9 août ses raids sur Sanaa alors que les rebelles ont intensifié leurs attaques contre les régions frontalières du royaume saoudien voisin.

Mercredi, un garde-frontière saoudien a été tué dans des tirs d'obus à partir du Yémen contre son poste dans la région de Jazane, selon le ministère de l'Intérieur à Ryad.

Plus de 100 civils et militaires ont péri dans le sud de l'Arabie saoudite dans des tirs de roquettes ou des combats depuis mars 2015.

Mercredi, le médiateur de l'ONU au Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a souligné devant le Conseil de sécurité que le retour à un cessez-le-feu dans ce pays était "essentiel" pour espérer reprendre des négociations autour d'un nouveau plan de paix.

La trêve, selon lui, devra marquer "la fin de toutes les opérations militaires terrestres, aériennes et navales" ainsi qu'une "désescalade complète le long de la frontière du Yémen avec l'Arabie saoudite".

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