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31/08/2016 03:09 EDT | Actualisé 01/09/2017 01:12 EDT

Présidentielle au Gabon: Mogherini (UE) demande la publication des "résultats par bureau de vote"

La responsable de la diplomatie de l'Union européenne (UE) Federica Mogherini a demandé mercredi la publication "des résultats par bureau de vote" de l'élection présidentielle au Gabon, au moment où la commission électorale est réunie pour valider des résultats extrêmement controversés.

"L'Union européenne réitère l'appel fait par l'observatrice en chef de la mission d'observation électorale de l'UE à publier les résultats par bureau de vote", a indiqué la porte-parole de Mme Mogherini dans une déclaration reçue par le bureau de l'AFP à Libreville.

Le président de la commission électorale nationale (Cénap), réunie en plénière depuis le matin, a refusé cette demande, invoquant la loi gabonaise. Les observateurs de l'Union européenne (UE) ont été invités à quitter le huis-clos de la Cénap qui précède la proclamation des résultats officiels provisoires.

Les délégués de l'opposant de Jean Ping contestent des résultats au niveau de la province du Haut-Ogooué, fief de son rival, le président sortant Ali Bongo Ondimba.

M. Bongo obtiendrait dans cette province 95,46% des suffrages, avec une participation de 99,93% pour 71.714 inscrits, d'après le procès-verbal qui doit servir de base au débat de la Cénap, auquel l'AFP a eu accès.

Ce score permettrait au président-candidat de remporter la victoire avec 49,80% sur l'ensemble des neuf provinces, contre 48,23% pour son rival Jean Ping, avec un taux de participation nationale de 59,46%, toujours selon ces documents provisoires. Cela représenterait 5.594 voix d'avance sur quelque 628.000 inscrits.

"Il est donc essentiel que le processus de consolidation des résultats national se fasse dans une pleine transparence", a insisté la porte-parole de Mme Mogherini.

La demande de publication des résultats par bureau de vote - et non au niveau des neuf provinces ou national - avaient été formulée lundi par la responsable de la mission d'observation de l'UE, Maryia Gabriel, dans un premier bilan de sa mission.

La présence des observateurs de l'UE devait garantir un scrutin "libre et transparent", ont plusieurs fois répété les autorités gabonaises, qui avaient invité les observateurs.

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