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31/08/2016 09:22 EDT | Actualisé 01/09/2017 01:12 EDT

Les agences nationales prônent un système antidopage indépendant des organisations sportives

Un groupe de 17 agences nationales antidopage (ONAD) a appelé mardi à une plus grande indépendance du système, proposant notamment que les responsables antidopage ne soient pas partie prenante d'une organisation ou fédération sportive.

Cet appel, qui conclut un colloque de deux jours des ONAD à Copenhague, a été signé notamment par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Australie, l'Allemagne, le Canada et le Japon.

"Le principe du code mondial antidopage selon lequel les ONAD doivent être indépendantes dans leurs décisions et activités doit également s'appliquer à l'Agence mondiale antidopage (AMA)", écrivent les signataires dans un communiqué commun.

L'AMA est actuellement présidée par le Britannique Craig Reedie, également vice-président du Comité international olympique (CIO) en vertu de la règle qui veut que la présidence de l'organisation soit assurée alternativement par des représentants des gouvernements membres et des organisations sportives, les deux bailleurs de fonds de l'AMA.

Par ailleurs, les fédérations internationales ont leurs propres structures en matière de lutte antidopage, responsables de diligenter des contrôles et d'en gérer les suites disciplinaires.

Les ONAD, qui rappellent que le CIO a lui-même appelé à cette plus grande indépendance, lors d'un sommet tenu fin 2015, estiment également indispensable que les organisations sportives, fédérations internationales et le CIO financent la lutte antidopage à un niveau au moins égal à ce qu'ils font aujourd'hui.

Enfin, les ONAD estiment que "l'encouragement, la gestion et la protection des lanceurs d'alerte doit être une priorité de l'AMA."

En juillet, l'AMA s'était émue de la décision du CIO de refuser d'inviter aux jeux Olympiques de Rio la lanceuse d'alerte russe Yuliya Stepanova, à l'origine des révélations sur le dopage d'Etat en Russie.

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