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31/08/2016 11:06 EDT | Actualisé 01/09/2017 01:12 EDT

Le pétrole finit en nette baisse après une hausse des stocks américains

Les cours du pétrole ont nettement baissé mercredi, plombés par une hausse plus forte que prévu des stocks hebdomadaires américains de brut.

Le cours du baril référence (WTI) a baissé de 1,65 dollar à 44,70 dollars sur le contrat pour livraison en octobre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les chiffres des stocks ont fortement poussé à la baisse", a analysé John Kilduff de Again Capital, pointant "la forte hausse des réserves de pétrole brut et de diesel sur lequel se concentre désormais le marché à l'approche de l'hiver".

Lors de la semaine achevée le 26 août, les réserves commerciales de brut ont augmenté de 2,3 millions de barils aux Etats-Unis, soit bien plus que ne le prévoyaient les analystes, à 525,9 millions de barils, selon les chiffres de Département de l'Energie (DoE).

Les chiffres du DoE dépassent également les estimations de la fédération privée American Petroleum Institute (API), qui avait annoncé la veille au soir une progression de quelque 900.000 barils des réserves de brut.

Contrairement aux prévisions, les réserves de produits distillés (gazole, fioul de chauffage, kérosène, etc.) ont augmenté de 1,5 million de barils et se trouvent proches de la limite supérieure de la fourchette moyenne à cette période de l'année, pesant là aussi sur les cours.

Plus tôt dans les échanges, le brut avait souffert d'un nouveau renforcement du dollar, après la parution des estimations favorables sur l'emploi dans le secteur privé du groupe ADP en août.

Ce premier indicateur avant la publication, jugée cruciale pour la Réserve fédérale, des chiffres officiels du gouvernement américain vendredi, a renforcé l'hypothèse d'une hausse des taux.

"Tout s'est accumulé et a brisé l'élan du pétrole", qui avait progressé en août, entretenu par les spéculations une possible limitation de l'offre, a noté M. Kilduff.

De plus, "on n'attend plus aucun progrès de la rencontre entre les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) en septembre en Algérie", a jugé Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Dans un contexte de surabondance, l'annonce de cette réunion avait relancé les espoirs d'un accord de gel de l'offre, mais ils semblent se dissiper depuis plusieurs séances.

Eux aussi pessimistes sur un accord, les experts de Barclays ont pointé dans une note l'objectif iranien d'atteindre les 4 millions de barils par jour (mbj) d'ici la fin de l'année.

Grande rivale régionale de Téhéran, "l'Arabie saoudite renâclera à réduire sa production si l'Iran ne fait pas de même", les deux pays étant membres de l'Opep, ont expliqué les analystes de Commerzbank, dans une note.

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