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31/08/2016 12:20 EDT | Actualisé 01/09/2017 01:12 EDT

Le gouvernement Couillard admet qu'il ne veut pas «revivre» l'affaire Rona

QUÉBEC — Le gouvernement Couillard admet qu'il ne veut pas «revivre» une autre affaire Rona.

La ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a déclaré, mercredi, qu'il est évident qu'il y a des règles qui doivent être clarifiées, à la lecture de ce qui s'est passé chez Investissement Québec.

Dans une entrevue téléphonique, Mme Anglade a évité soigneusement de faire une référence directe au nom de Rona et à la saga du quincailler. 

Toutefois, la ministre, qui est responsable du bras financier du gouvernement, a fait mention des communications entre la direction d'IQ et le ministre, de l'amélioration des méthodes et des canaux d'information, et de la prise de décision _ tous des enjeux qui ont été abondamment débattus dans la controverse sur la vente de Rona à Loew's

Elle a dit qu'elle ne veut pas avoir à revivre les cas vécus récemment.

Le 21 septembre, Investissement Québec déposera donc des propositions pour clarifier ses règles de gouverne et répondre aux recommandations de la vérificatrice générale concernant toute cette affaire.

Dans l'affaire Rona, le gouvernement Couillard a toujours soutenu qu'il ne pouvait rien y faire, que c'était une transaction privée consentie entre les deux entreprises, que ce n'était pas une offre d'achat hostile comme en 2012.

Rappelons que peu après la vente du quincailler québécois au géant américain Lowe's l'hiver dernier, on avait appris que la société d'État avait auparavant liquidé un bloc d'actions d'environ 150 million $ que le gouvernement lui avait pourtant demandé d'acheter en 2012, afin de constituer une minorité de blocage en cas d'offre d'achat hostile.

Le ministre de l'Économie de l'époque, Jacques Daoust, avait toujours nié qu'il avait été mis au courant de la vente de cette participation à l'automne 2014. Mais une série de courriels dévoilée récemment révèle qu'IQ avait sollicité l'avis du ministre et que le chef de cabinet du ministre, Pierre Ouellet, avait répondu «ok».

M. Daoust a démissionné de son poste dans la foulée de cette controverse, après que son patron, le premier ministre Philippe Couillard, a dit qu'il existait deux versions contradictoires dans cette affaire. En commission parlementaire la semaine dernière, M. Ouellet avait aussi contredit M. Daoust en disant qu'il était au courant.