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31/08/2016 09:16 EDT | Actualisé 01/09/2017 01:12 EDT

HRW demande la libération d'un blogueur algérien

L'organisation Human Rights Watch (HRW) a appelé mercredi les autorités algériennes à faire annuler la condamnation à deux ans de prison pesant sur un blogueur et journaliste critique des autorités algériennes.

Mohamed Tamalt, qui possède également la nationalité britannique selon l'ONG, a été condamné le 11 juillet à deux ans de prison ferme et 200.000 dinars (1.632 euros) d'amende.

Le verdict a été confirmé le 9 août par la cour d'appel d'Alger, indique l'ONG dans un communiqué reçu par l'AFP.

"Les autorités algériennes devraient invalider la décision de justice contre Tamalt", a souligné Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW.

Selon HRW, les accusations portées contre M. Tamalt sont relatives à des contenus "diffusés sur sa page Facebook, notamment (...) un poème contenant des vers insultant M. Bouteflika".

Le journaliste avait été arrêté à Alger le 27 juin et accusé "d'offense au président de la République" et "outrage à corps constitué" en vertu des articles 144 bis et 146 du code pénal ne prévoyant pas de peines de prison.

Mais le 11 juillet, "la cour avait ajouté un chef d'accusation --outrage à l'encontre d'un fonctionnaire-- pour lequel l'article 144 prévoit jusqu'à deux ans de prison", selon l'ONG.

"La liberté d'expression ne sera jamais garantie en Algérie tant qu'un poème mis en ligne sur Facebook risque de valoir deux ans de prison", a déclaré Sarah Leah Whitson.

L'ONG rappelle que la constitution algérienne garantit le droit à la liberté d'expression.

M. Tamalt est en grève de la faim depuis 27 juin et serait dans un état de santé grave d'après l'ONG qui cite des sources médiatiques.

amb/vl

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