NOUVELLES
31/08/2016 12:11 EDT | Actualisé 01/09/2017 01:12 EDT

Donald Trump en visite à Mexico avant de présenter ses idées sur l'immigration

MÉXICO — Donald Trump est arrivé à Mexico, mercredi après-midi, dans le but de rencontrer le président mexicain Enrique Peña Nieto, quelques heures avant son important discours prévu sur l'immigration, en Arizona.

L'annonce de la visite surprise du candidat républicain à la présidence américaine, à dix semaines de l'élection présidentielle, a causé tout un émoi chez les Mexicains. Des manifestations pourraient survenir.

M. Trump a maintes fois répété son intention, s'il est porté au pouvoir, de faire bâtir un mur à la frontière entre les États-Unis et leur voisin du sud afin de mettre un frein à l'immigration illégale en provenance du Mexique.

M. Trump est attendu à la résidence privée du président mexicain, a confirmé son bureau par communiqué. Le candidat républicain devait s'y rendre par hélicoptère à partir de l'aéroport de la capitale mexicaine.

Donald Trump a répondu positivement à une invitation qui avait été lancée par Enrique Peña Nieto, bien que ce dernier l'ait déjà comparé à Adolf Hitler.

Un ancien président mexicain, Vicente Fox, et une ex-première dame, Margarita Zavala, ont tous deux fait savoir que, selon eux, le républicain n'était pas le bienvenu dans leur pays.

«Nous ne l'aimons pas. Nous ne voulons pas de lui. Nous rejetons sa visite», a dit M. Fox — qui a été à la tête du Mexique de 2000 à 2006 — au réseau CNN.

Donald Trump a ensuite réagi à cette remarque sur Twitter, en faisant valoir que l'ancien président l'avait également invité à se rendre au Mexique. Vicente Fox a démenti cette affirmation, sommant le candidat républicain d'arrêter de «mentir» et de «faire preuve de respect». Ce dernier avait plutôt demandé à M. Trump de «venir s'excuser à tous les Mexicains», a-t-il précisé.

Selon Alejandro Hope, un expert en enjeux de sécurité établi à Mexico, le président mexicain aurait voulu inviter la candidate démocrate, Hillary Clinton, à venir le rencontrer, mais cela impliquait aussi de faire de même pour le candidat républicain. «Personne ne pensait qu'il (Donald Trump) allait accepter en premier», a avancé M. Hope.