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29/08/2016 05:28 EDT | Actualisé 30/08/2017 01:12 EDT

Pour une meilleure évaluation environnementale de l’exploitation des sables bitumineux

Une première étude des polluants dégagés par l'exploitation in situ des sables bitumineux de l'Alberta conclut que les sites relâchent des contaminants dans le sol et devraient faire l'objet de meilleure évaluation environnementale.

L'étude réalisée par des chercheurs de l'Université d'Ottawa suggère que le gouvernement fédéral surveille davantage les sites d'exploitation pétrolière in situ, qui consiste à injecter de la vapeur d'eau sous pression à des centaines de mètres de profondeur et ainsi ramollir le bitume qui peut ensuite être pompé à la surface.

L'auteure principale, Jennifer Korosi, affirme qu'il y a un besoin urgent de mieux comprendre comment les sites dégagent des polluants puisque cette méthode d'extraction sera utilisée dans la majorité des projets d'exploitation en Alberta. Elle ajoute que l'exploitation in situ est bien différente de celle à ciel ouvert, qui crée des bassins de décantation.  

Contaminants présents dans le sol 

Jennifer Korosi et ses collègues ont analysé des échantillons de sédiments provenant d'un lac près du site de Canadian Natural Resources Limited (CNRL) près de Cold Lake, en Alberta. L'exploitation in situ se fait dans ce secteur depuis les années 1980. 

Les résultats d'analyse dévoilent la présence d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), une catégorie de produits chimiques cancérigène, à partir de 1985. Le taux d'HAP dans le sol a augmenté de 137 % depuis ce temps.

Selon l'étude, les niveaux n'ont pas encore d'effets sur l'environnement, mais leur présence soulève des inquiétudes.

« Nous avons des contaminants présents près d'un site d'exploitation in situ et nous devons comprendre d'où ils viennent au plus vite. » affirme Jennifer Korosi. 

L'étude, financée en partie par l'Agence d'évaluation et de surveillance de l'Alberta, sera publiée dans le journal Environmental Pollution.