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29/08/2016 05:36 EDT | Actualisé 30/08/2017 01:12 EDT

Incendie d'un centre lié à la justice à Bruxelles: les cinq suspects libérés

Les cinq personnes arrêtées lundi après l'incendie criminel du principal centre scientifique de la justice à Bruxelles ont été libérées sans être inculpées, a indiqué dans l'après-midi le parquet de la capitale belge.

L'incendie survenu dans la nuit de dimanche à lundi, qui aurait pu viser "à faire disparaître" des preuves, selon le parquet, n'a pas fait de blessés, mais a provoqué des dégâts importants.

Les suspects interpellés avaient été arrêtés "dans les environs immédiats" de l'Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC), visé par l'incendie, "juste après les faits", selon le parquet.

Elles "ont été remises en liberté après audition. A ce stade, il n'a été procédé à aucune inculpation", a-t-il ajouté.

Situé dans le nord de la ville, l'INCC est une institution scientifique qui réalise des expertises judiciaires, notamment l'identification et l'analyse des traces de suspects.

"Cet endroit n'a donc pas été choisi au hasard", avait expliqué le parquet lors d'une conférence de presse en fin de matinée. "Il s'agit d'un auxiliaire privilégié de la justice, qui dispose d'informations sensibles en lien avec plusieurs enquêtes en cours et dossiers judiciaires."

L'incendie, qui s'est déclaré vers 02H00 du matin, a provoqué "des explosions" selon plusieurs témoins. "L'origine de celles-ci n'a pas encore pu être déterminée", souligne le parquet, qui a ouvert une enquête pour "incendie volontaire et dégradations par explosion".

"Il n'y avait personne sur le site", a-t-il précisé, donc aucun blessé à déplorer.

"L'hypothèse d'un acte terroriste n'est pas confirmée", selon une porte-parole du parquet, qui ne l'a toutefois pas formellement exclue.

Un juge d'instruction s'est rendu sur les lieux. A sa demande, le parquet ne fournira à ce stade "aucune information (...) par rapport à la cause du sinistre".

La Belgique est en état d'alerte depuis qu'elle a été la cible d'attentats sanglants le 22 mars, qui ont fait 32 morts.

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