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29/08/2016 13:22 EDT | Actualisé 30/08/2017 01:12 EDT

Antonio Guterres toujours en tête pour devenir secrétaire général de l'ONU (diplomates)

L'ex-Premier ministre portugais Antonio Guterres était toujours en tête lundi des candidats pour succéder à Ban Ki-moon comme secrétaire général de l'ONU, selon des diplomates.

A l'issue d'un troisième tour de scrutin indicatif au Conseil de sécurité, onze des 15 pays membres ont "encouragé" M. Guterres, trois l'ont "découragé", c'est-à-dire ont émis un vote défavorable (un de plus qu'au scrutin précédent), et un était "sans opinion".

M. Guterres devance assez nettement le chef de la diplomatie slovaque Miroslav Lajcak. Celui-ci a créé la surprise en remontant des profondeurs du classement, avec 9 voix pour, cinq contre et une sans opinion.

La patronne bulgare de l'Unesco Irina Bokova et l'ancien ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic arrivent en troisième position ex-aequo (7/5/3).

C'est la troisième fois que M. Guterres, ancien Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés âgé de 67 ans, devance les nombreux candidats en lice, ce qui accroit ses chances de sélection sans toutefois lui garantir d'être choisi.

Des diplomates notent que la dynamique en sa faveur constatée dans les deux précédents scrutins s'est confirmée.

Guterres "reste largement en tête de liste", a déclaré à l'AFP un diplomate du Conseil, qui souligne que "les résultats tendent à se stabiliser".

Susana Malcorra, ministre des Affaires étrangères argentine arrive en cinquième position, en léger recul, suivie de Srgjan Kerim, ex-chef de la diplomatie de Macédoine, et de l'ex-Première ministre néo-zélandaise Helen Clark.

L'ancien président slovène Danilo Turk, qui apparaissait au début comme un possible candidat de compromis, recule encore, prenant la huitième place.

En queue de peloton, on trouve l'ancienne ministre des Affaires étrangères de Moldavie Natalia Gherman, et la Costaricaine Christiana Figueres, ancienne négociatrice de l'ONU pour le climat.

Des diplomates estiment que le nom du successeur de Ban Ki-moon devrait être connu en octobre après un ou deux autres tours de scrutin, toujours à bulletins secrets. Il ou elle prendra ses fonctions en janvier.

avz/elm