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28/08/2016 09:33 EDT | Actualisé 29/08/2017 01:12 EDT

Syrie: "même détermination" de la Turquie contre les combattants kurdes et l'EI (Erdogan)

La Turquie veut lutter avec "la même détermination" contre les combattants kurdes et le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a affirmé dimanche lors d'un discours à Gaziantep (sud-est) le président turc dont l'armée mène une offensive dans le nord de la Syrie.

"Nous avons la même détermination" à combattre le Parti de l'Union démocratique (PYD) en Syrie que l'EI, a lancé Recep Tayyip Erdogan devant la foule, une semaine après un attentat qui a tué 55 personnes dans cette ville proche de la frontière syrienne.

"Nous n'accepterons aucune activité terroriste à, ou près de, nos frontières", a-t-il insisté après avoir présenté ses condoléances aux familles endeuillées.

Une cinquantaine de chars et des centaines de soldats turcs sont entrés en Syrie pour l'opération "Bouclier de l'Euphrate", lancée mercredi par Ankara et visant à la fois l'EI et les combattants kurdes.

Evoquant le souhait d'Ankara de "chasser Daech (acronyme arabe de l'EI) de Syrie", M. Erdogan a ajouté: "Nous sommes là pour cela à Jarablos et à Bachiqa. Nous ferons preuve de la même responsabilité dans d'autres zones si nécessaire". Le président turc faisait référence à la localité syrienne reconquise ces derniers jours avec l'opération turque et à une localité du nord de l'Irak où l'armée turque frappé en janvier des positions jihadistes.

"Concernant le groupe terroriste PYD en Syrie, nous avons la même détermination", à les combattre, a ajouté le président.

"Les organisations terroristes qui pensent pouvoir mettre ce pays à genoux verront demain les grenades qu'ils ont dégoupillées exploser dans leurs propres mains", a poursuivi M. Erdogan.

Dimanche, l'armée turque a procédé à d'intenses bombardements dans le nord de la Syrie, tuant des 25 "terroristes" kurdes près de Jarablos.

Les bombardements ont tué des dizaines de personnes dont au moins 40 civils selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La Turquie considère le PYD et sa branche armée, les YPG, comme des organisations "terroristes", bien qu'elles soient épaulées, en tant que forces combattant efficacement les jihadistes, par Washington, allié traditionnel d'Ankara.

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