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28/08/2016 07:36 EDT | Actualisé 29/08/2017 01:12 EDT

Les PME souhaitent un dénouement rapide du conflit à Postes Canada

Alors qu'une menace de grève plane à Postes Canada, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) demande aux parties patronale et syndicale de tout faire pour éviter une perturbation des services postaux.

La vice-présidente principale de la Fédération, Martine Hébert, souligne que de nombreuses petites et moyennes entreprises sont sur le qui-vive parce qu'elles dépendent en grande partie de la société d'État pour leurs livraisons.

« Lorsqu'on parle d'une petite entreprise, c'est souvent plus qu'une simple lettre à la poste, c'est souvent le chèque des clients à qui on a vendu nos produits ou encore c'est le chèque qu'on doit envoyer à nos fournisseurs », explique-t-elle.

Mme Hébert est consciente qu'il existe des alternatives pour les entrepreneurs, comme les services de livraisons offerts par les compagnies privées. Une solution qui ne peut pas s'appliquer à tout le monde, notamment pour les Canadiens qui vivent dans les régions plus rurales, rappelle-t-elle.

« C'est une alternative, mais vous savez si vous habitez en région, c'est difficile pour envoyer une simple lettre; vous ne ferez pas venir un gros service postal, ça risque de vous coûter assez cher...Même chose pour le fournisseur qui ne risque pas d'utiliser ce service pour vous envoyer vos commandes ».

Mme Hébert signale que les propriétaires de PME tentent actuellement de prendre des dispositions pour faire face à une éventuelle interruption des services.

Si aucune entente n'intervient, le Syndicat des travailleurs des postes peut légalement déclencher une grève générale dès dimanche soir, minuit.

Disant ne pas vouloir s'immiscer dans le conflit, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante presse néanmoins les parties à négocier de bonne foi.

Martine Hébert note que l'un des points de désaccord concerne la sous-capitalisation des régimes de retraite. Pour régler ce problème, Postes Canada souhaiterait offrir à ses nouveaux employés un régime à cotisations déterminées plutôt qu'un régime à prestations déterminées, ce qu'appuie la Fédération.

Mme Hébert estime que Postes Canada, comme toutes les autres agences gouvernementales, doit se doter de moyens lui permettant de mieux contrôler les coûts liés aux régimes de retraite. Elle incite donc le syndicat à accepter un compromis afin d'assurer la viabilité à long terme de la société d'État.