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28/08/2016 07:55 EDT | Actualisé 29/08/2017 01:12 EDT

L'inégalité entre les sexes coûte 95 milliards $ US à l'Afrique subsaharienne

NAIROBI, Kenya — L'Afrique subsaharienne perd environ 95 milliards $ US par année en raison de l'inégalité entre les sexes, ce qui compromet les efforts de croissance économique du continent, selon un rapport des Nations unies.

Des obstacles profondément enracinés dans les pays — dont la distribution inéquitable des ressources et le manque de pouvoir politique — combinés avec les institutions qui perpétuent les inégalités freinent les femmes et tout le continent, selon le nouveau Rapport sur le développement humain en Afrique.

Si les écarts entre les sexes étaient comblés sur le marché du travail, en éducation et en santé, cela accélérerait l'éradication de la pauvreté, selon l'administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement, Helen Clark.

Le rapport a été publié dimanche, lors de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique qui se tenait à Nairobi, au Kenya.

Au Kenya, les citoyens tentent de convaincre le Parlement d'appliquer une clause inclue dans la constitution de 2010 pour s'assurer que le tiers des postes électifs soient occupés par des femmes. Le Parlement a rejeté une loi présentée par le gouvernement pour que le règlement constitutionnel devienne loi. 

En revanche, le Rwanda est l'un des pays les plus égalitaires en Afrique et il figure sixième sur une liste de 145 pays, selon l'index sur l'écart entre les sexes dans le monde créé par le Forum économique mondial.

Alors que 61 pour cent des Africaines travaillent, elles font toujours face à de l'exclusion économique puisqu'elles sont sous-payées et sous-estimées, selon le rapport de l'ONU.

«Les femmes africaines transportent 71 pour cent des collectes d'eau, ce qui résulte à 40 milliards d'heures de travail par année, mais elles sont moins propices à avoir des comptes en banque et à avoir accès au crédit», est-il écrit.

La santé des femmes est également affectée par plusieurs pratiques en place dans ces pays, dont le mariage de mineurs, ainsi que la violence sexuelle et physique