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28/08/2016 11:10 EDT | Actualisé 29/08/2017 01:12 EDT

Colombie: Santos appelle à "dire oui à l'avenir, oui à la paix"

Le président Juan Manuel Santos a appelé dimanche les Colombiens à "dire oui à l'avenir, oui à la paix" lors du référendum prévu le 2 octobre sur les accords conclus avec la guérilla des Farc.

"Disons oui à l'avenir, disons oui à la paix", a lancé M. Santos lors d'une marche organisée à Bogota par une fondation locale, Solidarité pour la Colombie.

Il a rappelé que ce lundi à 00h00 (05H00 GMT) "début(ait) le cessez-le-feu (...) bilatéral et définitif" convenu avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) pour mettre fin à 52 ans de conflit avec cette guérilla, la principale du pays issue en 1964 d'une insurrection paysanne.

"Soyons solidaires de notre propre avenir car nous ne voulons plus de victimes, parce que nous voulons être un pays sans les stigmates de la guerre", a ajouté M. Santos, qui a qualifié le conflit de "confrontation absurde".

Dans une interview au quotidien El Espectador, il a par ailleurs estimé que "la victoire du +oui+ sera un mandat citoyen pour les prochains gouvernements", ajoutant que "le référendum donnera la légitimité nécessaire" aux accords conclus avec les Farc le 24 août, à l'issue de près de quatre ans de pourparlers, délocalisés à La Havane.

Ces accords --détaillés dans un document de 297 pages diffusés par le gouvernement sur internet et les réseaux sociaux, ainsi que par les médias colombiens-- devraient être signés par M. Santos et le chef suprême des Farc, Timoleon Jiménez alias "Timochenko", entre le 20 et le 26 septembre, selon le ministre de la Défense, Luis Carlos Villegas.

Ils seront ensuite soumis à l'avis des Colombiens. Pour l'emporter, le "oui" à la paix devra recueillir 4,4 millions de voix (13% de l'électorat) et le "non" un score plus faible.

M. Santos a précisé dans le quotidien El Espectador que la question posée le 2 octobre serait connue "dans les prochains jours".

Il a ajouté que les guérilleros qui refuseront de se démobiliser, sous la supervision de l'ONU comme prévu par les accords, "seront poursuivis avec toute la puissance de la force publique".

Le conflit colombien, qui au fil des décennies a impliqué plusieurs rébellions d'extrême-gauche --dont l'Armée de libération nationale (ELN, encore active)-- des paramilitaires d'extrême-droite et les forces armées, a fait au moins 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,8 millions de déplacés.

fpp/fjb