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26/08/2016 10:25 EDT | Actualisé 26/08/2016 10:25 EDT

Le 40e FFM s'ouvre en pleine controverse

Ismaël Houdassine

Malgré une gestion chaotique et la désaffection-surprise de la quasi-totalité des employés, le 40e Festival des films du monde (FFM) s’est bel et bien ouvert jeudi soir avec la présentation en première mondiale du film Embrasse-moi comme tu m’aimes d’André Forcier.

Des vedettes québécoises souriantes sur un tapis rouge glamour, des photographes venus en grands nombres et une foule amassée devant le Cinéma Impérial, on aurait pu facilement oublier les déboires du FFM tant sa soirée d’ouverture avait des allures de fête.

Mais la réalité a fini par nous rattraper lorsque plusieurs ont partagé leur peine et leur inquiétude quant à l’avenir incertain du festival. L’air débité, Donald Pilon a exprimé son désarroi. « J’ai été là dès les débuts du festival, et je suis encore là. Je ne veux pas dire le mot, j’espère seulement que ce ne sera pas la fin.»

Pour ouvrir le bal de la manifestation, André Forcier est arrivé accompagné de son imposante distribution composée d’une cohorte d’acteurs et d’actrices venus soutenir le film avant sa sortie en salle le 16 septembre prochain. Julien Poulin, Roy Dupuis, Catherine de Léan, France Castel, Denys Arcand, Benoît Brière, Réal Bossé, Mylène Mackay ou Benoît Pilon, tous ont fait acte de présence.

«Monsieur Losique peut nous surprendre. Je l’admire et j’aime son festival. Ce qui se passe en ce moment est très difficile à comprendre», a lancé le cinéaste André Forcier devant plusieurs journalistes.

De son côté, le comédien Roy Dupuis s’est dit attristé par la situation que traverse le FFM. «Je trouve cela regrettable parce que ce festival a été un grand festival, bien plus fort que celui de Toronto. Et puis, Montréal a toujours besoin d’un événement qui met de l’avant les films d’auteur et le FFM est aujourd’hui le seul à le faire», a-t-il dit en entrevue.

Le président et fondateur Serge Losique est apparu quelques minutes avant la projection du film de Forcier pour livrer un discours en lien avec les difficultés qu’il traverse. «Dans ma vie, il y a deux choses qui ont compté pour moi: le cinéma d’abord et la nature ensuite. Le cinéma est une fiction qui n’est pas intéressante si elle n’est pas dramatisée. Le drame attire toujours l’attention des médias. Une attention dont le film d’ouverture peut profiter. Le reste n’a aucune d’importance.»

Seul le membre du jury Claude Gagnon était présent hier à l’Impérial. Les cinq autres manquaient encore à l’appel. On sait toutefois que le Néo-Zélandais Lee Tamahori a décidé d'annuler son voyage dans la Métropole. Depuis que Cineplex Divertissement a annulé sa participation enlevant du même coup l’accès au festival à sept salles de cinéma, le FFM connait une désorganisation épouvantable qui n’inaugure rien de bon pour les prochains jours.

La quarantième édition du Festival des films du monde se poursuit jusqu’au 5 septembre.

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