POLITIQUE
26/08/2016 08:31 EDT | Actualisé 26/08/2016 08:31 EDT

Justin Trudeau en Chine pour relancer les relations bilatérales

Canada's Prime Minister Justin Trudeau delivers a speech at the Unifor convention in Ottawa, Ontario, Canada, August 24, 2016. REUTERS/Chris Wattie
Chris Wattie / Reuters
Canada's Prime Minister Justin Trudeau delivers a speech at the Unifor convention in Ottawa, Ontario, Canada, August 24, 2016. REUTERS/Chris Wattie

Justin Trudeau espère relancer les relations entre le Canada et la Chine lors de sa visite officielle dans ce pays la semaine prochaine, a-t-il déclaré vendredi lors d'une conférence de presse au Québec.

"Le précédent gouvernement (conservateur du Canada, ndlr), a soufflé le chaud et le froid sur la Chine et le gouvernement chinois et mon grand espoir lors de ce voyage est de restaurer nos relations", a dit le Premier ministre canadien.

Le dirigeant libéral, élu en octobre dernier, se rendra à Pékin, Shanghai, Hangzhou et Hong Kong lors de cette visite d'une semaine à compter de mardi.

Un entretien avec le président Xi Jinping est au programme, ont indiqué de leur côté de hauts responsables canadiens.

M. Trudeau participera également au sommet des dirigeants du groupe des 20 pays parmi les plus développés de la planète (G20) à Hangzhou, les 4 et 5 septembre.

Justin Trudeau doit par ailleurs arpenter la Grande muraille, faire des paniers au basket-ball avec l'ancienne vedette chinoise Yao Ming, sans oublier quelques selfies avec des Chinois ordinaires.

"Le Premier ministre a des comptes sur WeChat et Weibo et nous les utiliserons durant le voyage", a indiqué un responsable gouvernemental à propos de cette application chinoise de messagerie instantanée et de la plateforme de micro-blogs.

Ce voyage, à l'invitation du Premier ministre Li Keqiang, survient alors que plusieurs dossiers, commerciaux et autres, mettent à mal les relations bilatérales.

La Chine veut notamment imposer de nouvelles règles phytosanitaires sur ses importations de canola afin de protéger ses propres récoltes, un projet qui risque de pénaliser des ventes de 2 milliards de dollars annuels du Canada, le premier exportateur mondial.

La détention d'un Canadien, Kevin Garratt, depuis 2014 sur des accusations d'espionnage en Chine, risque aussi de porter ombrage au déplacement.

Pékin souhaite de son côté qu'Ottawa lève ses restrictions limitant les investissements étrangers dans les gisements de sables bitumineux de l'Ouest canadien.

De façon générale, le Canada veut obtenir "un plus grand accès" au marché chinois pour ses exportateurs de biens et de services, a dit M. Trudeau.

Il compte aussi encourager la Chine à "améliorer" son bilan en matière "de droits de l'homme, de gouvernance et de questions de démocratie" afin qu'elle puisse réaliser "son désir d'améliorer sa réputation sur la scène mondiale".

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