POLITIQUE
26/08/2016 10:41 EDT | Actualisé 26/08/2016 10:41 EDT

Jusqu'à 600 soldats canadiens mis à la disposition des Nations unies

Radio-Canada

Jusqu'à 600 soldats canadiens seront mis à la disposition des Nations unies dans le cadre d'un nouveau Programme pour la stabilisation et les opérations de paix (PSOP) doté d'un budget de 450 millions de dollars sur trois ans.

Les détails de cette nouvelle approche fédérale sont présentés ce matin par les ministres de la Défense, Harjit Sajjan, des Affaires étrangères, Stéphane Dion, de la Sécurité publique, Ralph Goodale, et du Développement international, Marie-Claude Bibeau, lors d'une conférence de presse à la base aérienne de Bagotville.

En collaboration avec des partenaires des secteurs privé et public, le PSOP « agira comme plateforme essentielle pour s'attaquer aux causes et aux effets des conflits, et prévenir leur escalade ou leur récurrence en augmentant le soutien du Canada envers les opérations de paix de l'ONU », indique un communiqué du gouvernement.

Il sera axée « sur l'alerte précoce, la prévention des conflits, le dialogue, la médiation et la consolidation de la paix, ainsi que l'autonomisation des femmes dans la prise de décisions pour la paix et la sécurité » et « aidera à mieux protéger la population civile, notamment les groupes les plus vulnérables, comme les personnes déplacées, les réfugiés, les femmes et les enfants ».

Dans le cadre de cette approche, l'armée canadienne pourra fournir non seulement des troupes au sol dans le cadre de différentes missions, mais aussi des officiers pour des postes de commandement, du transport aérien, des ingénieurs, des médecins ou des formateurs pour des forces armées ou policières.

La volonté du gouvernement Trudeau de réengager le Canada dans des missions de l'ONU n'est pas une surprise. Elle a été clairement affichée lors de la dernière campagne électorale, et figure dans les lettres de mandat des ministres concernés.

L'annonce n'a pas permis d'apprendre à quel endroit ces troupes seront déployées, ni à quel moment. Cela fera vraisemblablement l'objet de discussions lors d'une conférence sur les missions de paix de l'ONU qui se tiendra à Londres les 8 et 9 septembre.

Opérations de soutien à la paix

Selon CBC, qui cite des sources onusiennes, le Canada a pratiquement été exclu de la conférence de Londres parce qu'il n'avait pas pris d'engagement ferme sur un nombre de troupes qu'il est prêt à fournir. Selon deux de ces sources, le pays ne figurait pas dans une liste préliminaire des pays invités.

Le ministre Sajjan est récemment revenu d'une tournée africaine qui l'a amenée en Éthiopie, au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et en République démocratique du Congo (RDC). Il avait déclaré au retour qu'une annonce sur le réengagement du Canada dans les missions de l'ONU serait faite prochainement.

Il avait souligné qu'à son avis le terme « opérations de soutien à la paix » était plus approprié que celui de « maintien de la paix » pour décrire le travail qui devait être fait en Afrique. Les missions dans ces pays sont plus dangereuses aujourd'hui qu'à une autre époque, avait-il souligné.

Des Casques bleus de l'ONU sont actuellement déployés dans huit pays africains, les opérations les plus importantes étant celles en cours en RDC et au Mali.

Les Nations unies souhaiteraient également que le Canada participe à une mission d'observation du cessez-le-feu en Colombie, où le gouvernement et les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) viennent de conclure un accord de paix.

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