POLITIQUE
24/08/2016 11:07 EDT | Actualisé 24/08/2016 11:08 EDT

Violence conjugale: un groupe québécois interpelle la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould

Chris Wattie / Reuters
Canada's Justice Minister Jody Wilson-Raybould speaks about the government's medically-assisted suicide bill in the Senate chamber on Parliament Hill in Ottawa, Ontario, Canada, June 1, 2016. REUTERS/Chris Wattie

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale interpelle la ministre fédérale de la Justice pour qu'elle convainque ses homologues américains d'annuler l'extradition ordonnée contre une Canado-Américaine fuyant la violence conjugale.

La femme, dont on ne peut révéler le nom, est établie en Estrie, sa région natale, depuis 2010 avec ses enfants, qui voulaient apparemment fuir leur père.

Toutefois, en 2011, le gouvernement américain a réclamé l'extradition de la dame parce qu'elle aurait violé l'ordonnance de garde exclusive du père.

Le précédent gouvernement conservateur avait accepté l'extradition, et la ministre libérale Jody Wilson-Raybould a maintenu cette décision. Quatre juges de la Cour suprême avaient jugé "raisonnable" cette extradition, mais selon le Regroupement, cela ne suffit pas.

Le Regroupement juge que la ministre Wilson-Raybould a évalué cette affaire dans une "perspective strictement légale", sans tenir compte de la violence conjugale subie par la femme et ses enfants.

Les intervenants soulignent que le président actuel, Barack Obama, a signé une loi contre la violence envers les femmes et qu'il se dit ouvertement féministe, tout comme le premier ministre canadien Justin Trudeau.

Si le président refuse la demande du gouvernement canadien, le Regroupement incite la ministre à utiliser son pouvoir discrétionnaire pour mettre fin au processus d'extradition.

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