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24/08/2016 10:49 EDT

Projet de train électrique: entente entre la Caisse de dépôt et le CN

MONTRÉAL - Plusieurs modifications ont été apportées au projet de train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) afin de répondre à certaines des critiques formulées à son endroit, mais celui-ci est toujours sur les rails pour une réalisation d'ici 2020, et ce, dans les mêmes paramètres financiers.

Les responsables de la filiale CDPQ Infra, qui pilote le projet de 5,5 milliards $, ont ainsi annoncé mercredi qu'ils se sont entendus avec le Canadien National (TSX:CNR) pour acheter la structure aérienne qui mène à la Gare centrale et pour utiliser la Gare pour les prochaines années.

L'entente, qui permet aussi au REM de passer sous les voies du CN dans le quartier Pointe-Saint-Charles, permettra de préserver plusieurs bâtiments, dont l'édifice Rodier dans Griffintown, qui étaient menacés par le projet initial et d'éviter la fermeture de quelques rues.

De plus, des modifications ont été apportées afin de préserver les milieux humides et l'habitat de deux espèces vulnérables, soit la couleuvre brune et le petit blongios (une espèce d'oiseau). Ces modifications comprennent le rallongement du tunnel menant à l'aéroport Montréal-Trudeau pour protéger le Parc-nature des Sources, un ajustement du tracé souterrain dans le Technoparc et un déplacement vers l'est de la gare de Sainte-Anne-de-Bellevue.

Par ailleurs, le projet prévoit désormais une nouvelle station intermodale à la hauteur de l'Autoroute 40 pour assurer le transfert des passagers du train de banlieue de Mascouche, qui ne pourra plus utiliser le tunnel sous le Mont Royal.

Les éventuels soumissionnaires seront également invités à proposer des solutions pour relier le REM aux stations de métro Édouard-Montpetit et McGill, ainsi que pour aménager une station dans le secteur de Griffintown. Ces projets s'ajouteront toutefois à l'enveloppe prévue et, bien que CDPQ Infra n'ait pas encore déterminé la manière dont ils seront financés, le promoteur est très conscient qu'il lui faut relier le REM au réseau du métro.

Les travaux ont permis de réduire quelque peu le nombre de propriétaires qui devront être relocalisés, mais il reste néanmoins une soixantaine de bâtiments, dont 25 à 30 résidences privées, qui ne pourront demeurer en place. CDPQ Infra a bon espoir de pouvoir s'entendre avec les propriétaires et n'entrevoit l'expropriation qu'en tout dernier recours.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) doit tenir doit tenir des audiences sur le projet à compter de la semaine prochaine et les promoteurs prévoient lancer deux appels de propositions dès cet automne, soit un pour l'ingénierie et la construction, l'autre pour le matériel roulant.

Si tout se déroule comme prévu, les travaux débuteront au printemps 2017 et les premières rames seront mises en service en 2020.

La Caisse compte investir 3 milliards $ dans le projet, les 2,5 milliards $ restants devant venir de Québec et d'Ottawa. Les dirigeants de CDPQ Infra se disent confiants de finaliser les engagements des deux gouvernements avant la fin de l'année.

Le REM reliera le centre-ville à l'aéroport, à Deux-Montagnes, à Sainte-Anne-de-Bellevue et à la Rive-Sud via le nouveau pont Champlain, soit un réseau de 67 kilomètres qui comprendra 24 stations et qui sera desservi par des trains électriques entièrement automatisés à une fréquence variant de 3 à 6 minutes 20 heures par jour.

Le coût de passage n'a pas encore été déterminé, mais les responsables disent vouloir s'aligner sur les tarifs de l'Agence métropolitaine de transport.

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