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20/08/2016 10:34 EDT | Actualisé 21/08/2017 01:12 EDT

Un nouveau duo à la tour synchro féminine d'ici 2017, promet Mitch Geller

RIO DE JANEIRO — Un nouveau duo canadien sera formé d'ici l'an prochain à la tour synchro féminine, a déclaré le directeur technique de Plongeon Canada, Mitch Geller, à l'issue des compétitions de plongeon samedi aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Une certaine incertitude entoure ce duo depuis que Roseline Filion a indiqué qu'elle annoncera bientôt sa retraite sportive. Pour sa part, Meaghan Benfeito a déclaré après avoir obtenu sa deuxième médaille de bronze olympique jeudi qu'elle ignorait si elle voulait poursuivre ses activités en synchro.

Geller s'est toutefois fait rassurant et a rappelé que de jeunes plongeuses prometteuses seraient bientôt en audition pour le — ou les — poste vacant.

«Elles ont été ensemble pendant 11 ans, donc c'est certain qu'elle (Meaghan) aura une réflexion à faire, a convenu Geller. Mais il y a une relève. Je pense surtout à Caeli McKay, de Calgary, qui est maintenant installée à Montréal et qui souhaite commencer à plonger avec Meaghan, ainsi q'à la Montréalaise Olivia Chamandy.»

En attendant que Benfeito complète son processus de réflexion, Geller a indiqué qu'il avait un plan en tête pour faciliter la transition. Il a aussi établi des échéanciers pour former son nouveau duo.

«Nous espérons que 'Rosie' (Filion) fera du mentorat pour nos jeunes plongeuses. Elle pourrait poursuivre ses activités dans la piscine pendant encore un an, et entre-temps elle pourra déterminer ce qu'elle veut faire de son avenir, a-t-il mentionné. Donc, d'ici la fin de 2017 nous aurons beaucoup de travail à faire, mais nous sommes confiants que nous aurons un nouveau duo à la tour qui sera très solide.»

Geller s'est également dit très confiant pour l'avenir de l'équipe masculine de plongeon, même s'il a émis des commentaires plutôt mystérieux quant à l'avenir de François Imbeau-Dulac.

«De toute évidence, il y aura une réflexion à faire dans son cas quant aux objectifs qu'il veut se fixer pour l'avenir», a brièvement évoqué Geller à propos du plongeur de 25 ans qui a été écarté de l'équipe canadienne au tremplin de 3 m aux Jeux de Rio.

«Mais nous sommes fiers de nos jeunes hommes, a-t-il enchaîné. Plusieurs d'entre eux ont très bien fait lors des Championats canadiens cette année — c'est le cas d'Alexandre Corriveau, de Terrebonne, à la tour individuelle —, et maintenant il faut simplement s'assurer qu'on poursuive leur développement au cours des prochaines années. Je le répète et j'insiste, l'avenir du plongeon masculin est très prometteur.»

Rentrer la tête haute

Les plongeurs canadiens ont conclu les premiers jeux de l'histoire en Amérique du Sud avec une récolte de deux médailles, alors qu'ils en convoitaient quatre avant le début des compétitions. À l'image du reste de la délégation canadienne, ce sont les femmes qui ont sauvé l'honneur.

Benfeito et Filion ont décroché le bronze à la tour synchro, et Benfeito, âgée de 27 ans, a récidivé quelques jours plus tard en s'adjugeant le bronze dans l'épreuve individuelle. Même s'il a admis qu'il aurait préféré en obtenir davantage, Geller a dressé un bilan plutôt positif des Jeux de Rio.

«Nous voulions contribuer à la récolte de médailles du Canada, et malheureusement c'est impossible d'avoir un retour sur investissement de 100 pour cent, a-t-il mentionné. Et ceux qui croient ça, et bien ils se mentent à eux-mêmes.

«Les batailles ont été très dures pour l'obtention de ces médailles — c'étaient des batailles de ruelle — et quand on réalise que chaque point compte, nous devons rentrer au bercail la tête bien haute», a ajouté Geller, en référence aux quatrièmes places crève-coeur dans les deux épreuves féminines au tremplin de 3 mètres.

Le principal intéressé a donc réitéré que les sept membres de l'équipe olympique canadienne — Filion, Benfeito, Jennifer Abel, Pamela Ware, Philippe Gagné, Maxime Bouchard et Vincent Riendeau — peuvent être fiers de ce qu'ils ont accompli.

«Nous ne quittons pas Rio avec des tas de questions en tête quant à l'orientation de notre programme. Nous pouvons nous dire: 'Vous savez quoi? Nous nous sommes très bien préparés.' Il y a bien sûr des choses à améliorer, mais de manière générale, je suis très satisfait de notre rendement à ces jeux.»