NOUVELLES
20/08/2016 11:21 EDT | Actualisé 21/08/2017 01:12 EDT

JO-2016 - Tropiques olympiques: la gazette des Jeux

Anecdotes et insolites des jeux Olympiques 2016 à Rio de Janeiro, du 5 au 21 août:

. Tango et demi pression pour Ortega

"J'aime boire un demi pression et danser le tango", comme tout Espagnol qui se respecte... Et Orlando Ortega a même fait plus, puisqu'il a apporté à sa nouvelle patrie la médaille d'argent olympique du 110 haies. Pour l'ancien Cubain naturalisé, et habitant en Espagne depuis novembre 2013, c'est ainsi qu'il s'est familiarisé avec les coutumes et traditions de son nouveau pays. "En revanche, je n'aime pas trop la viande et les fruits de mer", ajoute-t-il en précisant avoir mangé une paella pour fêter son argent olympique.

. Rage du soleil

Pia Sundhage, la sélectionneuse de l'équipe féminine de foot de Suède, faisait bonne figure en conférence de presse d'après-match vendredi soir malgré la défaite en finale face à l'Allemagne (2-1). Il faut dire que la double médaillée d'or avec les Etats-Unis (2008 et 2012) a été présentée par le modérateur brésilien de la séance, en anglais et avec son accent, comme Pia "Sunrage", soit "rage du soleil" en anglais. Ce qui doit coller avec le sentiment dégagé par une défaite en finale sous les tropiques cariocas.

. Poulet et saumon olympiques

Le menu proposé au Village olympique aux athlètes n'est pas très varié, selon l'athlète espagnole Ruth Beitia, spécialiste du saut en hauteur. "Notre alimentation est à base de poulet et de saumon, poulet et saumon, et encore poulet et saumon. Il y a aussi des pâtes et de la salade", explique-t-elle, ajoutant que quelques nouveaux produits ont été introduits au cours des derniers jours. A Rio depuis le 4 août, Ruth Beitia n'aime pas beaucoup le poulet et le porc, c'est pour cela qu'elle consomme beaucoup de saumon. "J'en ai tellement mangé que j'ai des démangeaisons en voyant le saumon maintenant", plaisante-t-elle. Une fois la finale du saut en hauteur terminée, Beitia pourra toujours accompagner la boxeuse Savannah Marshall au McDonald's du Village olympique. "Tous les jours, je regarde par la fenêtre et je pense: +Encore quelques jours, une semaine et je serai dans cette file d'attente+. Ils ne font pas de double cheeseburger, donc, je prendrai quatre cheeseburgers", a avoué la Britannique affamée par son régime d'avant compétition.

. Tragédie familiale et médaille olympique

Six ans après un drame familial, Yoel Finol, 19 ans, a décroché la médaille de bronze en boxe, dans la catégorie des - de 52 kg. Une récompense inespérée, alors que sa vie a basculé en avril 2010. Son beau-frère et entraîneur, Edwin Valdero, poignardait et tuait la femme de Finol, et se suicidait deux jours plus tard au poste de police. "C'était vraiment triste, mais cela fait déjà six ans maintenant. C'est du passé. Je lui ai pardon", explique le Vénézuélien, après avoir donné la première médaille en boxe à son pays depuis 32 ans. "La vie change quand on gagne une médaille, non seulement comme être humain, mais également en tant que sportif", ajoute-t-il.

. Amour et médaille olympique

Dans la famille Sotomayor, on demande Lorenzo, cousin du 2e degrés de Javier, champion olympique à Barcelone en 1992 et détenteur du record du monde du saut en hauteur (2,45 m) sous les couleurs de Cuba. Mais contrairement à Javier, Lorenzo représente l'Azerbaïdjan et fait de la boxe, dans la catégorie des moins de 64 kg. Il disputera l'or dimanche contre l'Ouzbekh Fazliddin Gaibnazarov. "Ma vie a changé à 100%, mais je dois tout à Cuba. C'est là où j'ai tout appris. C'est ma patrie natale", explique-t-il. Et derrière ce changement de nationalité se cache une histoire d'amour. Tombé sous le charme d'une Russe habitant l'Azerbaïdjan, Lorenzo n'a pas trop hésité: face à la densité de la boxe cubaine, une qualification pour les Jeux était plus simple sous bannière azerbaïdjanaise. Mais Cuba et Javier restent toujours ancrés dans son coeur: "Il ne connaît rien à la boxe, mais il m'a dit de me concentrer sur mon style de boxe et d'aller toujours de l'avant", souligne Sotomayor le boxeur.

. L'athlé reste "roi"

En dépit des gradins vides au Stade olympique de Rio, qui accueille l'athlétisme, SebastianCoe, le patron de l'IAAF, n'en démord pas: "Trois records du monde, cinq ou six records olympiques, plus de 80 records nationaux... Lors des deux premiers jours, nous avons eu plus de spectateurs que 18 autres sports en 250 rencontres. Ce n'était pas facile pour tout le monde et ces stades n'ont manqué ni de passion, ni de grands moments qui, normalement, attirent de grandes foules", explique le double champion olympique du 1500 m (1980, 1984). Pour lui, plusieurs raisons contribuent à laisser des places vides au stade olympique: l'enceinte est difficile d'accès, les prix des places exorbitants pour le Brésilien moyen, qui ne possède pas, de surcroît, de culture athlétique, et des finales programmées en matinée pour répondre aux demandes des télés. Il y a quelques jours, le comité organisateur Rio2016 avait expliqué les places vides par le refus des acheteurs de billets de se rendre au stade...

bur/sk/tba