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20/08/2016 19:21 EDT | Actualisé 21/08/2017 01:12 EDT

JO-2016/Athlétisme: les médaillées du 800 m refusent de parler d'intersexualité

Les médaillées du 800 m dames des jeux Olympiques de Rio n'ont pas souhaité répondre samedi aux questions sur l'intersexualité, à commencer par la médaille d'or sud-africaine Caster Semenya, qui a préféré souligner qu'aucune d'elles ne s'intéressait "à l'apparence des gens".

Caster Semenya a été à l'origine d'un débat autour du genre sexuel après sa victoire aux Mondiaux 2009 de Berlin, qui a ensuite abouti à une réglementation de l'IAAF sur la participation aux épreuves des athlètes intersexuées.

Les trois médaillés du soir présentent des allures androgynes.

C'est la médaille de bronze de Rio, la Kényane Margaret Nyairera Wambui qui, interrogée pour savoir si elle prenait des médicaments pour faire descendre son taux de testostérone, a répondu: "Concentrons-nous sur la performance d'aujourd'hui, pas sur les médicaments".

Un premier règlement de l'IAAF, aujourd'hui suspendu par le Tribunal arbitral du sport (TAS), prévoyait en effet un traitement médicamenteux pour les athlètes intersexuées.

Caster Semenya a ensuite pris la parole pour expliquer que les trois femmes, (avec la médaillée d'argent la Burundaise Francine Niyonsaba) n'étaient là que pour parler de performance.

Avant de parler plus longuement: "Je pense qu'on court les uns pour les autres. Il n'y a pas de personnes discriminées. On ne s'attache pas à l'apparence des gens, à leur façon de parler, de courir, à leur musculature. Ce qui est important c'est le sport en lui-même. Quand tu sors de ton appartement, tu penses à ta performance et pas à l'apparence de ton adversaire. Tu veux juste être meilleur jour après jour. Mon conseil à tous, c'est de prendre le plus de plaisir possible", a-t-elle conclu.

L'IAAF présentera dans les prochains mois un nouveau règlement pour ces athlètes qui bousculent la structure sexuée du sport, basée sur des compétitions hommes et des compétitions femmes.

fbr/tba