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20/08/2016 19:43 EDT | Actualisé 21/08/2017 01:12 EDT

JO-2016/Athlétisme - 5000 m: 2e doublé 10.000/5000 m pour Farah, qui égale Viren

Le Britannique Mo Farah a réalisé son deuxième doublé olympique 10.000/5000 m après celui de Londres en 2012, en remportant le 5000 m marqué par trois disqualifications puis deux requalifications, qui ont donné lieu à une valse du podium, samedi à Rio.

L'exploit permet à Farah, 33 ans, d'égaler le Finlandais Lasse Viren (1972/1976).

Disqualifié dans un premier temps, l'Américain Paul Chelimo a été finalement requalifié et conserve la médaille d'argent.

L'Éthiopien Hagos Gebrhiwet redevient troisième, comme à l'arrivée, après avoir gagné un rang durant la disqualification provisoire de Chelimo.

Deux autres disqualifications avaient été prononcées à l'encontre de l'Éthiopien Muktar Edris et du Canadien Mohammed Ahmed, initialement quatrième et cinquième. Finalement, le jury d'appel a maintenant la seule disqualification d'Edris, ce qui fait gagner une place au Canadien (4e).

C'était le prix de l'emballage final du dernier tour, avec des bousculades inévitables. Le rêve du vétéran (41 ans) Bernard Lagat, sixième initialement mais propulsé sur le podium (3e), n'a duré que quelques minutes, le temps que le jury d'appel ne revisionne la vidéo. Verdict: si Chelimo et Ahmed ont mis un pied en dehors de la lice, c'était parce que poussés par Edris.

Mais Farah, lui, était au-dessus de ces contingences. Il avait évité l'embouteillage en se dégageant à l'amorce du dernier tour, qu'il a bouclé en 52 sec 23/100e, pour franchir la ligne avec un chrono de 13 min 03 sec 30.

Détenteur du record d'Europe du 1500 m, le Britannique d'origine somalienne était trop fort au sprint. Les Éthiopiens n'ont pas imprimé une allure assez rapide, ou du moins été capables de changements de rythme, pour déstabiliser le roi du demi-fond.

"Mes jambes étaient fatiguées après le 10.000 m. C'est la victoire qui me comble la plus des quatre", a déclaré à chaud l'athlète qui s'entraîne aux États-Unis auprès du controversé Alberto Salazar.

"Je ne peux pas y croire. Quand (l'Ethiopien Kenenisa) Bekele gagnait toutes ces médailles, je me disais +Une seule ferait mon bonheur+. Si vous avez des rêves, ils peuvent devenir réalité et j'ai toujours voulu les réaliser pour mes enfants (trois fillettes, BIEN trois), parce que la plupart du temps je ne les vois pas et c'est pourquoi vous désirez leur prouver quelque chose ou plutôt la raison des absences", a poursuivi le Britannique, par ailleurs quadruple champion du monde, avec également deux doublés en 2013 et 2015.

"Quand j'ai pris la tête, je n'allais pas les laisser passer. Je déteste perdre, je suis comme ça depuis que j'étais enfant. C'est tout moi", a encore expliqué Farah, 33 ans, qui s'entraîne aux États-Unis.

asc/tba