BIEN-ÊTRE
17/08/2016 05:31 EDT | Actualisé 17/08/2016 05:34 EDT

Rentrée scolaire : Une pétition dénonce la pesée des élèves à l'école

Radio-Canada.ca

Une pétition lancée sur le site de l'Assemblée nationale demande au gouvernement de faire cesser la pesée des élèves dans les cours d'éducation physique.

Le texte de la pétition, qui a récolté jusqu'ici plus de 1900 signatures, remet en question la pratique qui existe dans les cégeps ainsi que dans certaines écoles primaires et secondaires et qui se fait parfois « devant tout le groupe ».

Certains enseignants mesurent aussi le taux de graisse et calculent l'indice de masse corporelle (IMC).

Les signataires soutiennent que « cette pratique est très nocive pour les jeunes souffrant d'un trouble alimentaire et peut même en être le déclencheur chez certaines personnes ».

La pesée peut aussi être « humiliante » et représente une « forme d'intimidation » pour les jeunes qui présentent un surplus de poids, font-ils valoir.

Un indicateur qui n'est pas significatif

Cassandra Langevin, intervenante sociale à la Maison L'Éclaircie de Québec, approuve cette pétition. Celle qui travaille auprès des personnes souffrant d'anorexie et de boulimie affirme que la pesée est une source de stress, surtout chez les personnes vulnérables aux troubles alimentaires.

« Ça peut avoir beaucoup d'impacts. Plusieurs personnes peuvent être tentées après ça de se restreindre ou de faire attention », souligne-t-elle.

En partenariat avec l'organisme Anorexie et boulimie Québec, la Maison L'Éclaircie a d'ailleurs émis une recommandation aux écoles en ce sens l'an dernier, leur demandant d'éviter de peser et de mesurer l'indice corporel des élèves.

Le chercheur Jean-Pierre Després de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) affirme que les recherches sur l'obésité et la santé ont démontré que ces données ne sont pas suffisantes pour déterminer l'état de santé d'une personne.

Ce n'est pas l'IMC le paramètre qui permet de déterminer si une personne est en bonne ou en mauvaise santé. Ça dépend de son niveau d'activité physique, de sa condition physique, de la qualité de son alimentation et si cette personne a trop de graisse interne

Jean-Pierre Després, chercheur à l'IUCPQ

La pétition, parrainée par le député libéral de La Prairie, Richard Merlini, a été lancée le 9 août.

Voir aussi:

Galerie photo 9 sacs à dos parfaits pour la rentrée Voyez les images