POLITIQUE
17/08/2016 11:12 EDT | Actualisé 17/08/2016 11:12 EDT

Mort de Mauril Bélanger: la classe politique en deuil

OTTAWA – Les politiciens de tous horizons se sont exprimés sur les réseaux sociaux à la suite de la mort du député libéral d’Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé son décès des suites de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) vers 21h30, mardi soir.


«J’ai été terriblement attristé d’apprendre aujourd’hui la mort de mon ami et collègue, Mauril Bélanger. Au nom de tous les Canadiens, Sophie et moi offrons nos plus sincères condoléances à sa famille, ses amis, ses électeurs et ses très nombreux admirateurs», a poursuivi Trudeau par voie de communiqué.

«Mauril a été au service des gens d’Ottawa-Vanier pendant plus de 20 ans et a défendu inlassablement les droits des francophones, l’unité nationale, en plus de promouvoir une société équitable et juste pour tous.»

L’ancien premier ministre Stephen Harper, dans une rare déclaration publique, a écrit en français seulement qu’il se souviendra de Bélanger comme étant un «grand défenseur des minorités francophones».


La chef par intérim du Parti conservateur, Rona Ambrose, a vanté les qualités du député d’Ottawa-Vanier. «Mauril était un ami et un excellent parlementaire. Il me manquera. C’était un homme bon.»

D’autres politiciens, comme le chef du NPD Thomas Mulcair, ont rendu hommage à sa force de caractère dans la défense des droits des francophones, entre autres.


« Fonceur, courageux, tête de cochon, francophone et fier de l’être… nos discussions vont vraiment me manquer. Repose en paix, Mauril… » a réagi Pablo Rodriguez, député libéral d’Honoré-Mercier, qui l’avait côtoyé également aux Communes de 2004 à 2011.

Le maire de Montréal Denis Coderre, qui a servi aux côtés de Bélanger à Ottawa pendant de nombreuses années, a quant à lui parlé d’une «lourde perte au Parlement».


Mauril Bélanger avait dû retirer sa candidature pour la présidence de la Chambre des communes, peu après son diagnostic.

En janvier dernier, il avait été président honoraire le temps d’une période de questions très chargée en émotions. Ayant perdu l’usage de la parole, il s’était adressé à ses collègues grâce à une tablette.

Son héritage se poursuit, puisque son projet de loi pour rendre l’hymne national canadien plus neutre a été adopté aux Communes. Le Sénat devra l’étudier à l’automne avant qu’il reçoive la sanction royale.

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