NOUVELLES
16/08/2016 06:59 EDT | Actualisé 17/08/2017 01:12 EDT

Un parti islamiste radical tunisien suspendu un mois de toute activité

Le parti islamiste radical tunisien Hizb ut-Tahrir a été suspendu pour un mois de toute activité à la demande de l'Etat, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

"Les activités du parti ont été suspendues pour un mois, à compter d'hier (lundi)", a indiqué à l'AFP le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Sofiene Sliti.

Cette formation politique est accusée "d'infractions au décret de 2011 sur les associations", a-t-il ajouté sans donner davantage de précisions.

Lundi, Hizb ut-Tahrir avait dénoncé dans un communiqué la récente venue de policiers au siège du parti et l'arrachage de son emblème par les forces de l'ordre, fustigeant une "atteinte flagrante au droit d'association".

Créé au début des années 1980, ce mouvement, qui prône l'instauration de la charia (loi islamique), n'a été légalisé qu'en 2012, après la Révolution populaire qui mit fin à la dictature de Zine El Abidine Ben Ali.

Régulièrement accusé de troubles à l'ordre public par les autorités, Hizb ut-Tahrir a vu son congrès annuel interdit en juin pour "raisons de sécurité", en vertu de l'état d'urgence en vigueur depuis une série d'attaques jihadistes sanglantes.

"Il s'agit d'un parti qui ne reconnaît pas le caractère civil de l'Etat", avait déclaré à l'AFP le ministre de l'Intérieur, Hédi Majdoub.

En retour, un porte-parole du parti, dont le congrès avait pour thème "le califat va sauver le monde", avait accusé le gouvernement de vouloir le pousser à la confrontation.

ms-gk/iw