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16/08/2016 11:05 EDT | Actualisé 17/08/2017 01:12 EDT

JO-2016 - Klishina dans l'ombre de Bolt

Deux jours après son triomphe sur 100 m, Usain Bolt a tranquillement assuré en séries du 200 m mardi, juste avant la première apparition de la très encombrante Darya Klishina, seule Russe présente en athlétisme.

"Deux médailles de plus et ce sera fait: immortel": Usain Bolt a posé le cadre de ses deux prochains rendez-vous, sur 200 m et relais 4x100 m (jeudi et vendredi).

"L'Eclair" s'est baladé (20 sec 29) en séries du 200 m, pour accéder aux demi-finales (mercredi), avant la finale (jeudi).

Avec deux titres supplémentaires, Usain Bolt réaliserait le "triple-triple" (100 m, 200 m, 4x100 m) comme à Pékin en 2008 et à Londres il y a quatre ans. Et il rejoindrait deux légendes, le Finlandais "volant" Paavo Nurmi et le grand Carl Lewis, parmi les sportifs les plus titrés (9 or) de l'histoire des Jeux en athlétisme.

Hasard de la programmation, Usain Bolt, présenté comme le "sauveur" de l'athlétisme, gangréné par les affaires et le dopage, est revenu le jour où apparaît la sauteuse en longueur Darya Klishina.

Acceptée à titre exceptionnel puis exclue par la Fédération internationale (IAAF) et enfin réintégrée, sur injonction du Tribunal arbitral du sport (TAS)... Klishina, unique Russe présente dans les épreuves d'athlétisme, a finalement été autorisée à participer aux JO.

- Perche en or pour le Brésil -

Au centre de cet imbroglio plane le dopage généralisé qui a entraîné l'exclusion de 67 athlètes russes des Jeux par l'IAAF le 10 juillet. Pas idéal pour elle pour aborder son concours. Mais "il n'y a aucun doute à avoir, Darya est propre", a garanti son avocat Paul Greene lundi.

La Russe entre en piste alors que l'athlétisme sort de deux soirées d'anthologie. Dimanche, Usain Bolt a triomphé sur 100 m. Lundi, sur une piste détrempée, David Rudisha a conservé le titre olympique du 800 m avant que la soirée vire à l'irrationnel.

D'abord, avec la Bahaméenne Shaunae Miller, qui plongea sur la ligne pour arracher la victoire à l'arrivée du 400 m et priver l'Américaine Allyson Felix d'une 5e médaille d'or olympique.

"Quand j'étais au sol, je ne savais pas que j'avais gagné. Je ne sais toujours pas ce qui s'est passé. Ce que j'avais en tête, c'était d'avoir la médaille d'or. L'instant d'après, j'étais à terre", a-t-elle déclaré.

Puis est venue la colossale surprise du saut à la perche et la victoire du Brésilien Thiago Braz, qui affichait jusque là un record personnel à 5,93 m. Il l'a amélioré de dix centimètres (6,03 m) pour battre le tenant du titre, Renaud Lavillenie (5,98 m).

Le Brésil, lui, s'est s'offert là une deuxième médaille d'or depuis le début des Jeux. La plus inattendue de toutes. En revanche, le pays-hôte a abandonné une belle chance de titre, avec la défaite de l'équipe de football féminin en demi-finale face à la Suède à l'issue de la séance de tirs au buts.

- Quadruplé pour Biles -

Cette soirée vraiment particulière a été précédée d'un exploit dans la matinée: la Polonaise Anita Wlodarczyk a assorti son titre olympique au lancer du marteau d'un nouveau record du monde (82,29 m). Agée de 31 ans, elle est la seule femme à avoir franchi la barre des 80 m dans l'histoire.

Il s'agit du troisième record du monde battu dans les épreuves d'athlétisme, après ceux du 10.000 m dames par l'Ethiopienne Almaz Ayana et du 400 m messieurs par Van Niekerk.

Rayon performance individuelle, la gymnaste américaine Simone Biles a égalé le record de quatre médailles d'or décrochées sur les mêmes JO en remportant la finale du sol.

Championne olympique par équipes, du Concours général et du saut, elle n'avait terminé que 3e à la poutre, laissant passer l'occasion de devenir la première quintuple médaillée en or de l'histoire.

Faute d'être la première, elle rejoint la Soviétique Larissa Latynina (1956), la Tchécoslovaque Vera Caslavska (1968) et la Roumaine Ecaterina Szabo (1984). Biles (1,45 m) n'est pas (encore) la plus grande de toutes !

pga/el