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16/08/2016 12:50 EDT | Actualisé 17/08/2017 01:12 EDT

Bilinguisme fonctionnel des juges: un «faux débat», dit Jean-Marc Fournier

OTTAWA — Le ministre Jean-Marc Fournier qualifie de «faux débat» celui entourant la définition du bilinguisme fonctionnel qu'exigera Ottawa des candidats au poste de juge à la Cour suprême du Canada (CSC).

Le nouveau processus de nomination concocté par le gouvernement libéral exige des candidats à ce poste qu'ils soient «effectivement bilingues».

La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a fait sursauter le chef néo-démocrate Thomas Mulcair en offrant sa définition du nouveau critère de sélection, jeudi dernier.

En réponse à une question de M. Mulcair, elle a dit que c'était l'«exigence qu'un juge soit capable de comprendre des arguments en français à l'oral et à l'écrit sans l'assistance d'un interprète».

La ministre a précisé que la capacité pour un juge de s'engager dans une conversation en français n'était «pas requise», mais que ce serait certainement «un attribut bénéfique pour quelqu'un qui souhaite poser sa candidature».

À l'issue de la réunion du comité où s'est déroulé cet échange, le leader néo-démocrate s'est montré fort étonné par cette définition «ambigüe» qu'il n'avait «jamais entendue auparavant».

Pour le ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, le problème a simplement été «mal posé».

«Si, comme la ministre (Wilson-Raybould) a dit, on comprend l'écrit et l'oral, forcément, on est capables de le parler», a-t-il tranché en entrevue téléphonique, mardi.

Le ministre Fournier a dit espérer que le critère du bilinguisme sera un jour enchâssé dans une loi, mais il s'est dit satisfait du pas en avant que vient de faire le gouvernement de Justin Trudeau.