POLITIQUE
13/08/2016 10:48 EDT

Indépendance : les séparatistes catalans inspirés par le Brexit

Albert Gea / Reuters
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L’Espagne ne peut pas faire fi de la démocratie du peuple catalan qui veut tenir un référendum, soutient l’un des leaders du mouvement indépendantiste catalan.

Joan Gonzalez Fabra, membre du Secrétariat national de l’Assemblée nationale catalane (ANC), est de passage à Montréal dans le cadre le Forum social mondial sur invitation du Comité sur l’autodétermination des peuples.

Son but? Expliquer aux Québécois le combat mené par ses pairs à l’heure actuelle.

« Nous n’arrêterons pas juste parce que le gouvernement espagnol nous dit que nous ne pouvons pas le faire. Nous savons que nous le pouvons. Le peuple est derrière nous », soutient-il, en entrevue téléphonique.

Plus tôt ce mois-ci, la Cour constitutionnelle espagnole a suspendu une résolution du Parlement de Catalogne qui traçait la voie à suivre jusqu’à l’indépendance. La procédure pourrait déboucher sur des sanctions pour les parlementaires catalans.

Ils pourraient écoper d’amendes variant entre 3000 et 30 000 euros (4400 à 44 000$), une suspension de leurs fonctions ou encore des poursuites pénales.

Même s’il n’est pas visé par ces sanctions, Joan Gonzalez Fabra juge que ces menaces ne pourront pas être mises à l’exécution.

« S’ils nous arrêtent, ils vont prouver que ce que nous faisons est démocratique. Ils ne peuvent pas arrêter la démocratie avec la loi. Ils ne peuvent pas arrêter le mouvement politique en marche », dit-il.

L’après-Brexit

Même si les Catalans sont pro-européens, ils ont suivi avec attention le vote serré pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Mais surtout, ils établissent des parallèles entre la situation entre l’Écosse et la leur.

Joan Gonzalez Fabra dit avoir été agréablement surpris de voir le premier ministre David Cameron reconnaître le « Brexit », mais aussi de voir les représentants de l’UE s’adresser à la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, après les faits.

À son avis, une sécession de l’Espagne serait bénéfique, tant pour la Catalogne que pour l’UE. Il croit aussi qu’un pays catalan pourrait bénéficier des accords européens et sur la scène internationale.

« Au final, ce sera le choix du peuple catalan. Nous serons un État démocratique, alors nous choisirons quelle relation nous voulons avec les organisations internationales », fait valoir le militant.

Avec des informations de l'Agence France-Presse.

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