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11/08/2016 06:22 EDT | Actualisé 11/08/2016 09:49 EDT

L'OSM touche le cœur de 40 000 spectateurs en plein air (PHOTOS)

Antoine Saito - OSM

Véritable communion musicale au cœur de l’été depuis cinq ans, le concert de l’Orchestre symphonique de Montréal a fait sourire et bouleversé les dizaines de milliers de spectateurs réunis sur l’Esplanade Sun Life du Parc olympique. Dirigés par maestro Kent Nagano, les musiciens ont livré un vibrant hommage aux athlètes, artistes et artisans qui ont façonné le stade olympique depuis 40 ans.

Même si l’air était chaud et humide, les Montréalais ont convergé en grand nombre aux abords de leur fausse soucoupe volante de béton. Saluant la présence de son architecte, Roger Taillibert, ils ont offert leur attention aux musiciens, qui avaient déboutonné leur collet et retroussé leurs manches, afin de souligner les 40 ans des JO de Montréal et les exploits que continuent de réaliser les athlètes canadiens depuis.

S’ouvrant sur l’air nostalgique et solennel Fanfare for the Common Man du compositeur Aaron Coplan, le concert L’univers de nos héros a d’abord accompagné la flamme olympique de 1976 qui fut portée sur quelques dizaines de mètres par des Olympiens de l’époque jusqu’aux mains de Kent Nagano.

Galerie photo L'OSM en plein air - 10 août 2016 Voyez les images

La parole a ensuite été cédée au défunt maire Jean Drapeau qui, grâce aux images d’archives offertes par Radio-Canada et projetées sur écran géant, rappelait que les JO ne durent que deux semaines, mais que l’olympisme ne quitte jamais les lieux où ils ont été tenus.

Sous le ciel bleu rose de la métropole, l’OSM a alors entonné le premier de nombreux extraits des Planètes, de Gustave Holst. Pleine d’entrain, la pièce était juxtaposée à des images montrant la construction du stade et plusieurs autres grands moments de son histoire, permettant ainsi aux spectateurs de 2016 de sentir l’effervescence de l’époque.

Après les souvenirs de trois athlètes de 76, les musiciens ont joué un nouvel extrait des Planètes aux sonorités guerrières, qui rendait tragiques et grandioses les images d’un Bruce Jenner au regard de feu et de plusieurs autres grands athlètes débordant de détermination.

Bien sûr, aucune célébration des Olympiades digne de ce nom ne peut passer à côté de la reine des Jeux, Nadia Comaneci, qui a livré un discours sur vidéo, avant qu’un air de paix et des gymnastes vêtues de blanc rivalisent de grâce et de souplesse. Difficile de ne pas être ému par la musique et la projection des exploits de la petite Roumaine, alors que le soleil se cachait peu à peu. Un pur moment de magie.

À leur tour, les Olympiens Émilie Heymans, Philippe Beaudry et Benoit Huot ont expliqué quelle place le stade occupait dans leur cœur, avant que maestro Nagano n’ordonne à ses musiciens d’entreprendre un extrait plus gai des Planètes, avec des images de victoires et d’exaltation sur grand écran. Inévitablement, c’est la gorge nouée et les yeux dans l’eau qu’on s’est laissé porter par cet air de fierté et d’allégresse.

Puisque les JO sont également composés de grands drames, l’OSM a joué un dernier extrait grave de Gustave Holst, pendant que des images de déceptions, de chutes, d’épuisement et de douleurs passaient sous nos yeux.

Habité à travers les décennies par plusieurs équipes professionnelles (les Expos, les Alouettes, l’Impact, etc.), le stade a finalement retrouvé sa gloire d’antan lorsque l’OSM a interprété l’air de conquérant de La chevauchée des Walkyries, de Wagner.

Animé avec enthousiasme et efficacité par France Beaudoin, rempli de moments réjouissants offerts par de jeunes gymnastes et acrobates, porté par des images d’archives qui donnaient un supplément d’âme à la soirée et enveloppé par le talent des musiciens de l’OSM, ce cinquième concert sur l’Esplanade Sun Life du Parc olympique fut une émouvante réussite.

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