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Le Parlement irakien lève l'immunité de son président accusé de corruption

Le Parlement irakien a voté mardi la levée de l'immunité de son président et de deux députés pour les besoins d'une enquête sur des accusations de corruption, selon une source parlementaire.

Le président de l'Assemblée Salim al-Joubouri a affirmé dans un communiqué avoir accepté de soumettre la levée de son immunité à un vote des députés.

La majorité des 237 parlementaires présents ont voté la levée de l'immunité de M. Joubouri, ainsi que celle des députés Mohamed al-Karbouli et Taleb al-Maamari, a précisé la source parlementaire.

M. Joubouri a dans la foulée témoigné devant une commission judiciaire pour répondre aux accusations de corruption lancées contre lui début août par le ministre de la Défense Khaled al-Obeidi lors du session du Parlement, a indiqué de son côté le porte-parole de la justice Abdelsattar Bayraqdar dans un communiqué.

M. Obeidi était lui-même interrogé lors de cette session parlementaire au sujet d'accusations de corruption.

Le président du Parlement a nié toute implication dans une quelconque affaire de corruption.

Mais la justice lui avait interdit la semaine dernière de quitter le pays.

Des milliers d'Irakiens manifestent régulièrement pour protester contre la corruption de la classe politique et l'inaction des députés, incapables de voter la confiance à un gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre Haider al-Abadi pour mettre en oeuvre les réformes promises.

Cette crise intervient alors que les forces irakiennes luttent contre les jihadistes du groupe Etat islamique responsable de nombreux attentats meurtriers dans le pays.

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