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Le Nigeria relance la "guerre contre l'indiscipline", chère à son président

Le Nigeria va relancer la "guerre contre l'indiscipline", initiée par le président Muhammadu Buhari lors de son premier passage à la tête de l'Etat (1983-1985), a affirmé mardi une agence gouvernementale.

Au cours des 20 mois durant lesquels il a dirigé le pays dans les années 1980 à la suite d'un coup d'Etat, Muhammadu Buhari était réputé pour son approche autocratique, faisant régner une discipline de fer.

Il avait alors lancé la "guerre contre l'indiscipline": ici et là dans le pays, on pouvait apercevoir des soldats, fouet à la main, remettre de l'ordre dans les queues aux arrêts de bus, des fonctionnaires sanctionnés pour être arrivés au travail en retard ou encore des marchands punis pour avoir vendu des biens au-dessus des prix du marché.

Les membres de cette brigade disciplinaire créée en 1984 sont des volontaires qui arpentent bénévolement les rues du Nigeria depuis 32 ans. Ils dépendent d'un département du ministère nigérian de l'Information.

Le chef de l'Agence d'orientation nationale (NOA), Garba Abari, a indiqué mardi que le gouvernement tentait de rendre aujourd'hui la brigade plus "pertinente".

"Dans cette époque pleine d'insécurité, de violence et d'autres vices sociaux, on ne peut trop insister sur le rôle de la brigade de la guerre contre l'indiscipline dans la collecte de renseignements", précise un communiqué de la NOA.

Les membres de la brigade "peuvent aider grâce à la persuasion morale. Nous espérons davantage d'entre eux dans le gouvernement local", a encore affirmé à l'AFP M. Abari, sans pouvoir donner leur nombre actuel.

"Nous essayons également de trouver un moyen de réellement coordonner leurs activités, et nous allons trouver un moyen de les financer", a-t-il ajouté.

Muhammadu Buhari, élu en mai 2015, avait fait de la lutte contre la corruption l'un des principaux axes de sa politique.

Si d'aucuns vantent l'efficacité de la "guerre" menée dans les années 1980 par l'ancien général d'armée, ses excès - certains opposants politiques se retrouvaient ainsi emprisonnés - ont soulevé les critiques des groupes de défense des droits de l'Homme.

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