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Le gazoduc russo-turc TurkStream "sera réalisé le plus vite possible" (Erdogan)

Le projet de gazoduc russo-turc TurkStream, gelé à cause de la crise diplomatique entre Moscou et Ankara, "sera réalisé le plus vite possible", a assuré mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan après une rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Le président russe a de son côté estimé que la construction de la partie du gazoduc destinée au marché intérieur turc pourrait commencer "très prochainement", mais il a souligné que la réalisation de celle destinée à approvisionner l'Union européenne dépendrait de garanties que Bruxelles devra fournir.

"Le gazoduc TurkStream sera réalisé le plus vite possible", a assuré le chef de l'Etat turc lors d'une conférence de presse.

TurkStream avait été dévoilé fin 2014 en même temps que l'abandon, en pleine crise ukrainienne, du projet South Stream par la mer Noire, bloqué par l'Union européenne.

L'idée était non seulement d'alimenter la Turquie mais d'en faire un pays de transit pour approvisionner le Sud de l'UE à la place de l'Ukraine. Le projet initial prévoyait des premiers approvisionnements fin 2016 avec à terme, une capacité considérable de 63 milliards de m3 par an, ensuite abaissée à 32 milliards.

Concernant le tuyau devant répondre "aux besoins croissants et à la croissance économique de la République turque, (...) cette partie ne fait aucun doute, sa réalisation pourra commencer très prochainement", a expliqué M. Poutine.

Concernant un tuyau complémentaire destiné à l'Europe, "cette deuxième partie (...) dépend bien sûr d'une partie tierce. Nous devons travailler sur ces questions avec les pays européens et avec la Commission européenne", a-t-il poursuivi.

Depuis l'échec de South Stream et le gel de TurkStream, Vladimir Poutine a plusieurs fois affirmé que la construction de gazoduc sur le sol européen ne se ferait que si Bruxelles donnait par écrit à ces projets un statut prioritaire.

Depuis, Gazprom, qui ne cesse de répéter que la dépendance de l'UE au gaz russe est destinée à se renforcer malgré la volonté de Bruxelles de diversifier ses approvisionnements, a lancé un projet pour le Nord de l'Europe. Ce dernier, Nord Stream 2, ne passe pas par le sol européen mais par la mer Baltique directement vers l'Allemagne, ce qui devrait éviter selon Moscou des problèmes liés à la réglementation européenne en termes de concurrence.

Certains pays en froid avec Moscou, Pologne en tête, ont demandé à Bruxelles de bloquer également ce projet.

Le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak a indiqué aux agences russes que le tracé du premier tuyau de TurkStream avait été soumis à la Turquie et que la construction pourrait être terminée d'ici à la fin 2019.

gmo/mp/mr

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