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L1 - Enfin l'heure de la stabilité pour Monaco version Rybolovlev?

Après les paillettes du retour dans l'élite en 2013, après une frénésie de ventes l'été dernier, Monaco s'est restructuré en interne et semble avoir réorienté le projet du club vers un modèle plus classique, tout en demeurant très ambitieux.

Dmitry Rybolovlev, le richissime propriétaire russe de l'AS Monaco, a peu apprécié la saison dernière. Non seulement les résultats n'ont pas été ceux escomptés (pas de qualification directe pour la Ligue des champions, un parcours européen indigne avec une élimination en phase de poule en Ligue Europa), mais le niveau de jeu pratiqué, surtout au Stade Louis-II, était trop faible.

Il faut dire que, la saison dernière, à trop vouloir rentabiliser ses investissements, Rybolovlev avait déséquilibré son équipe. Et par ricochets, son club. Cette saison, le milliardaire ne compte donc pas réitérer les mêmes erreurs.

Certes, les ventes conjuguées d'Anthony Martial, Yannick Ferreira-Carrasco, Geoffrey Kondogbia, Layvin Kurzawa et Aymen Abdennour avaient rapporté plus de 150 millions d'euros (sans compter les bonus). Mais on ne peut se séparer ainsi de la moitié d'une équipe sans effets pervers. Surtout lorsque, comme pour Martial, cela se passe dans les dernières heures du mercato.

Les cadres du groupe (Toulalan, Moutinho, Subasic) avaient alors peu apprécié la situation. Par la suite, malgré de corrects résultats, Leonardo Jardim n'a jamais réussi à réellement fédérer un groupe trop renouvelé. Des tensions sont apparues en interne, avec, pour conséquence, les départs du directeur technique Claude Makelele et de Luis Campos, architecte recruteur depuis le retour du club en L1.

La saison dernière a donc été tourmentée et Rybolovlev a payé pour comprendre. Très rapidement en juin, le milliardaire russe et son vice-président Vadim Vasilyev ont donc réorienté le projet du club vers un modèle plus classique. Si la vision mercantile demeure au coeur du projet, elle devient plus affinée. D'ailleurs, contrairement à la saison dernière, le groupe semble déjà prêt.

Monaco et son attractivité financière ont ainsi débauché le directeur sportif espagnol Antonio Cordon de "son" Villareal où il sévissait avec brio depuis 17 ans. Jardim, quant à lui, a dû, lors d'une réunion avec Rybolovlev et Vasilyev, convaincre sa direction pour se voir offrir une saison de plus. Sa nouvelle orientation de jeu en 4-4-2 en est un signe.

"Il a montré son envie, son ambition, expliquait Vasilyev à l'AFP en juin. Nous avons validé son projet. Nous avons voulu savoir ce qui n'avait pas fonctionné. Notre réflexion englobe plusieurs sujets. Un modèle économique s'est imposé à nous. Mais désormais, résultats sportifs, trophées et plaisir donné aux supporteurs doivent être la priorité."

De ce fait, Monaco, dont "les comptes sont équilibrés sans devoir vendre" selon Vasilyev, a recruté vite, des joueurs chers (Mendy, Sidibé, Glik) mais toujours à plus-values potentielles.

Toulalan, lui, est parti sous l'oeil plutôt satisfait de Jardim, qui aura, outre les obligations énoncées par sa direction, la mission de relancer Falcao, tout en laissant s'épanouir Germain, Lemar et autres Silva.

cb/jp/kn/mbo

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