Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

JO-2016/Rugby à VII - Argentine: Muller, un athlète total bientôt à Toulon

Décathlète, lutteur ou joueur de football américain, l'Argentin Axel Muller a finalement trouvé sa voie dans le rugby à VII pour réaliser son rêve olympique avant de rejoindre Toulon, triple champion d'Europe, à la fin de l'année.

De l'aveu de son expérimenté coéquipier Juan Imhoff, très élogieux à son sujet, Muller est un athlète sans limite. "Ca va être un joueur de rugby +fou+. Il a des capacités physiques énormes. Il est costaud hein ! Il n'a peur de rien. C'est un mec qui n'a pas de +toit+", détaille auprès de l'AFP l'ailier du Racing.

Muller, âgé de 22 ans, en impose effectivement, avec sa silhouette taillée, encore plus parlante que les statistiques données par sa fédération (1,83 m, 96 kg). Sa puissance et sa rapidité lui ont déjà valu les projecteurs sur le Circuit mondial, après trois petites saisons et déjà 42 essais marqués, et par ricochet l'attention de Toulon qui a fait signer la pépite jusqu'en 2018.

Avant d'arriver en décembre sur la Rade, Muller savoure tout simplement.

"Etre au Village olympique, partager des moments avec les meilleurs athlètes du monde... C'est incroyable. On est vraiment excités, mais en même temps, on sait qu'il faut qu'on se concentre sur notre tournoi", explique-t-il à l'AFP.

L'aventure a d'autant plus de piment qu'il n'aurait jamais imaginé la vivre avec un ballon ovale en main, une discipline qu'il n'a découverte qu'à 16 ans, au retour des Etats-Unis où sa famille vivait depuis sept ans.

A Phoenix (Arizona), Muller s'est d'abord essayé à l'athlétisme, avant de basculer au décathlon, séduit par la polyvalence. A côté, il s'est initié aussi à la lutte gréco-romaine et au football américain avec son lycée, baigné par le culte de l'olympisme aux Etats-Unis.

Poussé par la maladie d'un proche à revenir en Argentine, à Mendoza, il s'est fait rapidement un ami qui l'a emmené pousser la porte du club de rugby local, Marista. Où il a mis à profit ses aptitudes naturelles au poste d'ailier.

"Le football américain et la lutte m'ont vraiment aidé en rugby. Par exemple, sur la technique de plaquage, notamment pour le VII qui est un sport de duels par excellence", souligne-t-il.

Rapidement détecté à l'échelon régional puis national, Muller a participé au Mondial des -20 ans avec les Pumitas en 2013 avec de rejoindre l'équipe nationale de rugby à VII.

Il fera donc ses valises à la fin de l'année pour un nouveau défi en France qu'il décrit comme initiatique.

"J'ai l'habitude de voyager mais là, ce sera différent, explique-t-il. Je vais devoir vivre de mon côté, sans ma famille, cuisiner par moi-même. Mais c'est le cours de la vie et surtout j'ai conscience d'avoir une opportunité que personne d'autre n'a, en venant du VII. Donc, je dois en tirer le meilleur."

Le jeune homme a du coup entamé ses leçons de français et s'est surtout abreuvé de conseils auprès d'Imhoff, son "idole", qui l'a exhorté à écouter et observer autant qu'il le pouvait les vedettes du RCT pour progresser.

"Il va découvrir que le Top 14 est dur, vivre des choses qu'il n'a jamais vécues. J'espère que les potes (de Toulon), les Drew Mitchell, Bryan Habana, Josua Tuisova ou autres vont prendre Axel sous leur aile", glisse d'ailleurs Imhoff.

"Parce que c'est un mec que moi j'aimerais vraiment avoir dans mon équipe...", conclut-il.

jmt/sk/ps

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.