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Deux millions de personnes sont privées d'eau courante à Alep, selon l'Unicef

BEYROUTH — Deux millions de personnes sont privées d'eau courante à Alep et les combats pour le contrôle de la ville syrienne ont réduit ses infrastructures en ruines, a prévenu mardi l'agence onusienne des enfants.

L'Unicef a lancé cet avertissement au moment où des militants accusaient le régime de Bachar el-Assad de continuer à bombarder les quartiers rebelles de la ville, même si l'ONU a demandé une «pause humanitaire» pour permettre la réparation des réseaux électrique et d'eau.

Les insurgés ont réussi, au cours des derniers jours, à briser le siège gouvernemental de la ville et à s'emparer d'une route importante. Tous les belligérants ont reçu des renforts et on s'attend à ce que les combats reprennent de plus belle.

La bataille d'Alep, la plus grande ville du pays et anciennement son centre commercial, se trouve au coeur même de la guerre civile syrienne. On ne sait pas si les rebelles seront en mesure de protéger leurs gains, mais la fin du siège ébranlera à tout le moins la confiance des forces gouvernementales.

Deux responsables humanitaires des Nations unies, Yacoub El Hillo et Kevin Kennedy, ont déclaré par voie de communiqué, mardi, que les combats ont endommagé les infrastructures d'eau et d'électricité. Ils ont ajouté que le nombre de résidants qui sont assiégés «de fait» surpasse maintenant les deux millions.

Ils demandent une trêve complète, sinon une pause de 48 heures chaque semaine, pour rejoindre les gens qui ont besoin d'aide à Alep et renflouer les stocks de médicaments et de nourriture, qui sont presque complètement épuisés.

Les combats ont interrompu l'alimentation électrique des stations de pompage de la ville et les résidants d'Alep ont eu moins de 24 heures d'eau courante depuis la fin du mois dernier.

La représentante de l'Unicef en Syrie, Hannah Singer, a prévenu que «les familles d'Alep sont confrontées à une situation catastrophique» et mis en garde contre «un risque élevé» de maladies hydriques.

L'Organisation mondiale de la Santé a fait savoir que le bris du siège a permis à 15 médecins de revenir à Alep. L'agence onusienne recense au moins dix attaques contre des installations médicales d'Alep seulement en juillet.

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