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Tunisie: impossible de tenir les municipales à la date prévue (instance)

Les élections municipales en Tunisie ne pourront pas se tenir en mars 2017 comme prévu en raison de "blocages", a affirmé lundi le chef de l'instance électorale (ISIE), Chafik Sarsar.

"On oublie (cette date), n'en parlons plus", a déclaré M. Sarsar à la radio privée Express FM.

Les autorités n'avaient pas officiellement fixé de date à ces élections, mais elles avaient indiqué qu'elles devraient se tenir soit le 12, soit le 19, soit le 26 mars 2017.

Prévoir une nouvelle date est "lié à (...) l'adoption de la loi électorale", a expliqué M. Sarsar. Or "aujourd'hui, on sait qu'il n'y a aucune visibilité et les aléas sont nombreux. Quand va se faire l'adoption? On ne sait pas", a regretté le responsable, évoquant "un processus bloqué".

Rappelant que la loi aurait dû être promulguée il y a plusieurs semaines pour que s'enclenche le processus électoral, M. Sarsar a déploré que les vacances parlementaires soient arrivées sans que cela ne soit fait.

"Une grande partie des hommes politiques n'accorde pas d'importance aux municipales, ne les place pas parmi ses priorités et aimerait qu'elles soient repoussées", a affirmé le président de l'ISIE.

"Il y a des partis qui aimeraient que ce soit fait le plus tard possible parce qu'ils ne sont pas prêts" à participer à des élections, a-t-il jugé.

Dans un entretien à l'AFP en avril, M. Sarsar avait jugé "pas normal du tout" que la Tunisie n'ait toujours pas de municipalités élues, près de six ans après la révolution qui a emporté la dictature de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011.

Après ce soulèvement, les municipalités avaient été dissoutes et remplacées par des "délégations spéciales" chargées de gérer les affaires courantes.

Le Parlement tunisien a retiré le 30 juillet sa confiance au chef du gouvernement Habib Essid, accusé d'inefficacité. Son successeur désigné, Youssef Chahed, a lancé des consultations pour la formation d'un gouvernement dit d'union nationale, une initiative du président Béji Caïd Essebsi.

iba/fjb

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