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08/08/2016 10:12 EDT | Actualisé 08/08/2016 10:13 EDT

TransCanada se dit apte à intervenir rapidement et partout en cas d'accident

Dès le début des audiences de l'Office national de l'énergie, lundi matin, les promoteurs du projet d'oléoduc Énergie Est ont tenté de se faire rassurants sur la capacité de l'entreprise albertaine à intervenir rapidement en cas d'accident.

"Nous nous engageons à acheminer ce pétrole de façon responsable et fiable, et notre objectif, c'est l'absence complète d'incidents", a déclaré le vice-président du projet Énergie Est pour le Québec et le Nouveau-Brunswick, John Van der Put, à l'ouverture de ces audiences, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

M. Van der Put a indiqué au comité de trois membres qui étudie le projet qu'Énergie Est constitue "la méthode la plus sécuritaire et la plus responsable du point de vue environnemental" pour transporter le pétrole brut de l'Ouest vers l'Est. Il a soutenu que le promoteur, TransCanada (TSX:TRP), avait déjà apporté plus de 700 modifications au tracé original à la suite de consultations menées au cours des trois dernières années auprès des communautés qui seraient touchées par l'oléoduc.

"Nous estimons que le projet Énergie Est servirait les intérêts du pays, de la province du Nouveau-Brunswick et de la Ville de Saint-Jean", a estimé M. Van der Put.

Emma Hebb, du Sierra Club, n'est pas de cet avis. "Nous ne croyons pas que ce projet serait dans le meilleur intérêt de la population parce qu'il implique des investissements dans les infrastructures de combustibles fossiles, alors que les données scientifiques militent en faveur de l'abandon de ces ressources le plus tôt possible", a-t-elle argué.

Par ailleurs, M. Van der Put a soutenu d'entrée de jeu, lundi, qu'en cas de déversement, TransCanada serait en mesure de déployer du personnel sur place en trois heures, et de l'équipement en six heures. Il a aussi expliqué que TransCanada élabore un plan d'urgence propre à chaque section du tracé de 4500 km, afin de s'assurer qu'en cas d'accident, ces objectifs d'intervention rapide seraient atteints partout.

Le Sierra Club et l'organisme Nature Canada mettent en doute la capacité réelle de TransCanada à intervenir rapidement en cas d'accident.

L'oléoduc Énergie Est, un projet de 15,7 milliards $, transporterait 1,1 million de barils de pétrole brut par jour des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'aux raffineries et au port de Saint-Jean _ en traversant donc cinq provinces. L'Office national de l'énergie entendra 337 intervenants dans neuf autres villes des cinq provinces concernées, jusqu'en décembre.

Après Fredericton la semaine prochaine, des audiences se tiendront du 29 août au 2 septembre à Montréal, puis du 3 au 7 octobre à Québec. Les recommandations de l'Office doivent être présentées d'ici le 16 mars 2018 au cabinet fédéral, qui devra ensuite trancher dans ce dossier controversé et éminemment politique.

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