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Suicide d'un détenu : il apprend la mort de son frère en recevant ses cendres par la poste

Alors qu'un rapport dévoilait la semaine dernière que le Service correctionnel du Canada (SCC) manque de transparence et de compassion envers les familles de détenus morts dans un établissement carcéral fédéral, un homme d'Ottawa affirme avoir appris la mort de son frère dans une prison de l'Alberta seulement lorsqu'il a été incinéré.

Plusieurs questions demeurent sans réponses, dénonce maintenant la famille.

Un paquet aurait été livré en 2015 directement chez la mère du détenu Martin Pinkus, à North Gower, village à 40 km d'Ottawa.

Le contenu du paquet à de quoi surprendre. Il s'agissait des cendres de l'homme, qui purgeait une peine de prison à vie pour meurtre au deuxième degré dans la prison fédérale de Drumheller, en Alberta.

« Nous avons reçu une boîte de ses cendres et c'est tout. Pas de réponse, pas rien », explique le frère de Martin Pinkus, Joël. « Cela fait plus d'un an et demi que ça s'est passé et ils n'ont toujours pas envoyé de lettre qui explique ce qui est arrivé. »

À la recherche de réponses, Joël en a appris peu sur la mort de son frère, décédé huit mois avant son admissibilité à la libération conditionnelle.

« Est-ce qu'il s'est pendu ? S'est-il empoisonné ? Nous ne savons rien de tout ça », déplore Joël Pinkus.

Le rapport publié la semaine dernière, intitulé Laissés dans le noir, a été préparé par l'enquêteur correctionnel Howard Sapers en réaction à de nombreuses plaintes envoyées par des familles de détenus décédés.

Plusieurs histoires sont semblables au cas du frère de Joël Pinkus, croit l'enquêteur.

Par courriel, un porte-parole de SCC indique que l'agence ne peut fournir de détails spécifiques sur un détenu, mais rappelle que « l'objectif du SCC est de s'assurer qu'ils communiquent avec les familles des détenus morts d'une manière claire, transparente et empathique ».

Puisque la famille de Martin Pinkus n'a pas été consultée après sa mort, elle souhaite maintenant que les choses changent au sein du Service correctionnel du Canada.

Selon CBC

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