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Le Kosovo refuse d'extrader un prêtre britannique accusé d'abus sexuels

La justice kosovare a refusé pour la deuxième fois lundi d'extrader un prêtre catholique britannique accusé par la Grande Bretagne d'abus sexuels sur des enfants.

"L'extradition du citoyen britannique Andrew Charles Kingston Soper n'a pas été autorisée car les accusations dont il fait l'objet sont proches de devenir caduques", a indiqué le tribunal de Pec (ouest) dans un communiqué.

Le prêtre britannique avait été arrêté en mai à Pec, où il se cachait, sur la base d'un mandat d'arrêt européen lancé par la Grande Bretagne. Il se trouve depuis en détention et dans l'attente d'une décision finale de la justice locale.

Il était en cavale depuis sa mise en liberté sous caution en 2011 et avant d'être inculpé d'abus sexuels sur des enfants, des faits qui remontent à la période où il était enseignant à l'école "St Benedict's School", un établissement catholique privé basé à Ealing Abbey dans l'ouest de Londres. Soper est accusé d'avoir abusé de cinq de ses écoliers.

Le procureur, qui représentait devant la justice kosovare les intérêts de la Grande Bretagne, peut interjeter appel dans un délai de trois jours.

La justice kosovare avait rejeté une première fois en juin une demande d'extradition et demandé que lui soit présentées "des preuves additionnelles" dans ce dossier.

Suite à un rapport britannique indépendant qui diffusait des détails sur 21 incidents liés à des abus commis par des prêtres de 1970 à 2010, l'école St Benedict's a présenté des excuses et accepté des recommandations sur un changement fondamental dans sa manière de fonctionner afin de mieux protéger les enfants à l'avenir.

ih-mat/nos

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