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JO-2016/Equitation - Ingmar de Vos: "Hommes et femmes sont à égalité"

"Notre argument majeur, c'est que hommes et femmes sont à égalité comme athlètes et cela correspond à une priorité du Comité international olympique", a affirmé à l'AFP Ingmar de Vos, président de la Fédération équestre internationale, alors que le titre du concours complet est décerné mardi à Rio.

Q: Les sports équestres sont-ils incontournables aux Jeux?

R: "Je pense que nos trois disciplines (saut d'obstacles, concours complet et dressage) sont au coeur des Jeux, ils ont toujours été là (depuis les JO- 1912 à Stockholm). Et notre argument majeur, c'est que hommes et femmes sont à égalité comme athlètes et cela correspond à une priorité du Comité international olympique. Ce qui est fantastique, c'est que les femmes sont parfois meilleures. Nous sommes dans l'air du temps en répondant parfaitement aux critères d'égalité."

Q: Que pouvez-vous ajouter? R: "C'est un sport magnifique, avec l'animal unique qui est le cheval, un partenaire extraordinaire avec tellement d'histoires à raconter. Ce n'est pas un sport tout court, mais c'est une passion, le lien avec le cheval est une priorité de la vie des cavaliers. Le cheval de sport, comme athlète, a un statut spécial. C'est un élément déterminant pour le développement de notre sport. Dans certains pays, c'est quand même un sport qui est dans le Top 5. On n'est pas dans une mauvaise situation. En France, l'équitation est le troisième sport au niveau (du nombre) des licenciés."

Q: Mais les médias généralistes en font peu d'écho? R: "A l'exception du football, on est dans un monde très compétitif pour attirer des audiences, se positionner dans le monde sportif. On en est conscients depuis longtemps. Depuis les Jeux équestres mondiaux 2014 (en Normandie), on a commencé à analyser la situation. On a constaté qu'il y a quelques anomalies dans nos formats. Deux jours de dressage, avec 80 concurrents sur la même reprise, il n'y a pas d'intérêt pour la télévision. On doit revoir nos formats pour les rendre plus performants, plus accessibles au public, et pas seulement aux spécialistes. On a déjà revisité la Coupe des nations (de saut), au départ un projet très +eurocentrique+ et nord-américain. Maintenant, une formule mondiale a vu le jour depuis deux ans, et la finale de la finale prend une heure et c'est intéressant et facile à suivre."

Q: Qu'en est-il du projet de réduire à trois les équipiers pour les compétitions par équipes?

R: "Notre Fédération connaît une progression importante, avec 4000 concours internationaux dans le monde, c'est quasi exponentiel. Aux Jeux panaméricains, en CSO, on a vu beaucoup plus de pays et de drapeaux et des résultats intéressants. L'Asie, c'est très important. On connaît un développement très intéressant en Chine. Il y a beaucoup d'importation de chevaux d'Europe vers ce pays. Il y a une longue tradition, dans l'histoire de ces pays. Le cheval y a joué un rôle important. Il y a déjà l'ADN du cheval dans l'esprit. C'est une occasion extraordinaire d'amener le sport. Il y a de grands concours en saut, à Hong Kong, au Japon."

Q: De nombreux cavaliers de premier plan sont contre. Que leur répondez-vous?

R: "Avec un quota (aux JO) de 200 athlètes, on doit accommoder trois disciplines entre compétitions par équipes et individuelles. Avec le développement de notre sport et de plus en plus de pays au niveau, une des recommandations de l'Agenda 2020 du président (du CIO) Thomas Bach, c'est l'universalité, servir le plus de drapeaux dans chaque sport, et que le CIO évalue de plus en plus les sports sur les chiffres de popularité au niveau de la télévision et des médias sociaux. Donc, on a tout intérêt à augmenter le nombre de pays pour donner un accès à nos fédérations nationales. On a un problème quasi mathématique. On va soumettre la proposition à notre Assemblée générale de novembre."

Propos recueillis par Astolfo CAGNACCI

asc/sk/jcp

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