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08/08/2016 06:13 EDT | Actualisé 08/08/2016 07:57 EDT

Heavy Montréal 2016 jour 2: Nalpalm Death, Volbeat et Disturbed (PHOTOS)

Paméla Lajeunesse

Deuxième et dernière escapade, dimanche, pour les tripeux de metal au huitième festival Heavy Montréal, qui avait lieu sur la Plaine des Jeux du parc Jean-Drapeau, à l’île Sainte-Hélène. Cette fois, on a assisté aux concerts de Nalpalm Death, Volbeat et la tête d’affiche Disturbed.

Napalm Death

C’était la première visite à Heavy Montréal pour Napalm Death, ce «vieux» groupe pionnier de grindcore britannique (créé en 1981, il a aussi des influences punk hardcore et death metal) qui a une quinzaine d’albums au compteur.

La formation existe peut-être depuis 35 ans, mais on n’a pas vu, sur la scène Blabbermouth.net les membres originaux, car aucun des fondateurs n’est aujourd’hui un membre actif du quatuor. Napalm Death c’est le chanteur Mark «Barney» Greenway, le bassiste Shane Embury, le batteur Danny Herrera puis le guitariste John Cooke, qui remplace Mitch Harris (celui-ci a pris une longue pause) depuis un bon moment.

Peu importe le morceau offert, les gars sont allés pas mal à fond de train, dimanche soir. Quant à Barney, il était fidèle à son habitude, à savoir révolté, intense et hargneux. Tout le long du spectacle, il a couru de gauche à droite, criant, sautant et gesticulant ses bras dans tous les sens. Étrangement, il a en lui une sorte de force tranquille qui le rend néanmoins crédible quand il performe. Une chance.

Cela dit, les Britanniques ne font pas que proposer du grindcore dans une rage impressionnante. Ce groupe sait faire de la musique. Les arrangements, malgré le fait qu’ils soient tirés par toute cette violence, sont bien faits.

Dans le raffut, on a reconnu les pièces Dear Slum Landlord, Suffer the Children, Continuing War on Stupidity et la gutturale Scum. Ces quatre morceaux, à l’instar de la quasi-totalité des chansons proposées en une heure, furent de véritables claques au visage.

Napalm Death… un blast.

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Volbeat

Volbeat (formé en 2001) a été un autre bon spectacle (durée d’une heure) de la journée. Le groupe danois offre un étonnant éventail de genres musicaux: rock, rockabilly, country et heavy se marient pour donner un son homogène assez original. Sur scène, c'est fun et fluide. En plus, le charismatique chanteur, Michael Poulsen, à une voix solide et riche qui fait penser à la fois à Elvis et à James Hetfield de Metallica, des artistes que groupe adore, tout comme Johnny Cash.

Au cours de ce concert livré sur la scène Heavy, Volbeat a offert quelques pièces de son sixième album studio intitulé Seal the Deal & Let’s Boogie. Autrement, il a partagé des classiques de son répertoire ainsi que quelques reprises comme la vieille chanson rock des années 1960, I Only Want to Be With You, popularisée vingt ans plus tard par la chanteuse américaine Samantha Fox.

Dans l’ensemble, Volbeat a donné un spectacle très rythmé et réussi.

Notons que vers la fin du concert, le chanteur de Napalm Death est monté sur les planches, à l’invitation de Poulsen, bien entendu. Ce fut le plus costaud des morceaux du spectacle, il va sans dire. Les deux hommes ont chanté des couplets à tour de rôle. Tout est dans tout!

Disturbed

Le groupe hard rock metal de Chicago avait la mission de clore l’événement. Le chanteur David Draiman est apparu sur la scène Molson Canadian dans une sombre toge qui lui donnait des allures de preacher gothique.

Disturbed était certainement le moins étonnant des trois groupes à notre programme. En même temps, plusieurs amateurs étaient heureux de retrouver cette formation qui a été dans un hiatus entre 2011 et 2015. Il aura fallu le nouvel album Immortalized (sorti en août l’an dernier) pour remettre les gars sur la route des concerts.

La première partie du spectacle fut certainement la plus étonnante de cette performance de 90 minutes. L’entrée en matière avec Ten Thousand Fists fut d’ailleurs assez réussie. En fait, les neuf premières chansons furent étonnamment efficaces. À cet égard, mentionnons que les métalleux se sont attendris pour la douce The Sound of Silence de Simon & Garfunkul (incroyable, mais vrai, le vidéoclip de cette reprise a généré jusqu’à maintenant 87 millions de visionnements sur YouTube). L’interprétation de Land of Confusion, du respecté groupe Genesis, fut également une belle surprise.

À la power ballad The Light, par contre, on a senti l’énergie baisser sur la plaine. Même si les spectateurs ont brandi les briquets et les téléphones cellulaires pour éclairer la nuit, c’est tombé à plat. Stricken aussi n’a pas tout à fait fonctionné. Heureusement, la fin du spectacle s’est terminée en force avec quelques gros canons du groupe, dont Indestructible et Down With the Sickness.

Pas mal du tout.

La liste des chansons offertes par Disturbed:

  • Ten Thousand Fists
  • The Game
  • The Vengeful One
  • Prayer
  • Liberate
  • Land of Confusion (de Genesis)
  • Stupify
  • The Sound of Silence (Simon & Garfunkel)
  • Inside the Fire
  • The Light
  • Stricken
  • Open Your Eyes
  • Indestructible
  • Voices
  • Down With the Sickness

Voir aussi:

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