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06/08/2016 20:49 EDT | Actualisé 07/08/2017 01:12 EDT

Le mode de vie ancestral des nomades tibétains

Sur les hauteurs de l'Himalaya, la nuit, le scintillement des étoiles offre un spectacle époustouflant. La lumière blafarde d'une ampoule électrique est le seul signe de l'évolution d'un mode de vie ancestral des nomades tibétains.

Le lait de yack est toujours recueilli lors de la traite dans des seaux en bois aux poignées de corde. Et une fois séchée, sa bouse sert de combustible, faute de bois.

Mais le nombre de Tibétains continuant de mener le mode de vie traditionnel des nomades ne cesse de diminuer, le gouvernement central chinois promouvant, parfois de force, la sédentarisation.

Pour Pékin, l'urbanisation des régions tibétaines favorisera l'industrialisation et le développement économique, ce qui contribuera à l'élévation du niveau de vie des nomades et à une meilleure protection de l'environnement.

Les statistiques officielles montrent que le nombre d'urbains a augmenté de moitié depuis 2000 dans l'ensemble du Tibet. Il y a cinq ans, les dirigeants chinois ont lancé un programme visant à doter chaque localité de cadres du Parti communiste.

Dans la province du Qinghai, frontalière de la région autonome du Tibet, près de 50% des habitants habitent désormais en ville, contre 40% une décennie auparavant.

Un membre tibétain d'un comité du Parti communiste local regrettait à l'AFP que l'urbanisation soit allée "trop vite".

"A cause des villages, nous ne trouvons plus suffisamment de pâturages pour nos yacks", déplore Jargaringqin, un éleveur de 31 ans.

Ses hivers, il les passe dans une maison. Ses étés, il parcourt les étendues de pâturages et dort dans des tentes. Les yacks fournissent la famille en lait, beurre, fromage, parfois en viande.

Les spécialistes de l'environnement estiment que les troupeaux jouent un rôle capital dans l'écosystème des pâturages. Moins de familles nomades risque de favoriser la prolifération d'espèces invasives.

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