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07/08/2016 00:00 EDT | Actualisé 07/08/2017 01:12 EDT

JO-2016 Voile: le Brésil veut briller devant l'armada anglo-saxonne

Les Brésiliens espèrent briller dans la baie de Guanabara, du 8 au 19 août, lors des épreuves de voile des JO-2016 de Rio, où les des grandes nations traditionnelles, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, seront encore favorites.

Les Français, qui n'avaient obtenu qu'une médaille à Londres en 2012, partent aussi avec de grands espoirs après une olympiade très réussie, même si l'inquiétude persiste concernant Billy Besson.

Principale chance de titre pour les Bleus, le quadruple champion du monde en titre en catamaran Nacra 17, avec Marie Riou, est blessé au dos, mais l'équipe de France a assuré qu'il participerait, "même s'il n'est pas à 100%".

"Les grandes nations restent les mêmes, avec les Anglais, les Américains, les Néo-Zélandais et les Néerlandais, qui ont été un peu moins présents la dernière année, mais qui ont une équipe forte", explique Jean-Pierre Champion, président de la Fédération française de voile.

"Et puis, il y a des individualités en Italie et en Espagne, et il ne faut pas oublier les Chinois, qui continuent à former des athlètes", ajoute-t-il.

En 2012, l'Australie, avec quatre médailles dont trois titres, avait terminé en tête du tableau des nations. L'Espagne figurait en deuxième position (2 titres), devant la Grande-Bretagne (5 médailles), les Pays-Bas (3) et la Nouvelle-Zélande (2 dont 1 titre).

Les Britanniques, qui ont survolé la dernière épreuve de Coupe du monde à Weymouth (Angleterre), compteront notamment sur Giles Scott (Finn) et sur la paire Saskia Clark/Hannah Mills (470 dames).

Les Brésiliens misent sur le vétéran Robert Scheidt (43 ans), porteur du drapeau olympique vendredi à la cérémonie d'ouverture au Maracana, et sur l'équipage féminin Martine Grael/Kahena Kunze (49erFX).

Dix séries sont inscrites au programme de la voile aux jeux Olympiques. Un temps menacée par le kite-surf, la planche à voile RS:X (hommes et femmes) a été maintenue.

Naviguer à domicile peut-il constituer un avantage pour les Brésiliens, dont le record est de trois médailles à Atlanta en 1996 ? "Avant, ça pouvait être un avantage", témoigne le Brésilien Torben Grael, légende de la voile olympique avec ses cinq médailles (dont deux en or) et dont la fille et le fils sont engagés aux Jeux.

"Je me souviens être arrivé à Barcelone (en 1992) trois jours avant les Jeux..." Et le Brésil était reparti bredouille de Catalogne, alors que les Espagnols avaient remporté quatre titres.

"Mais désormais, toutes les grosses équipes sont venues repérer le plan d'eau de Rio depuis trois ans, donc, l'avantage de naviguer à la maison a un peu disparu. En plus, les Brésiliens auront beaucoup de pression sur leurs épaules", ajoute Grael, qui portait lui aussi le drapeau olympique vendredi et a reçu une énorme ovation.

ebe/sk/ps